Les experts militaires de la CIRGL lancent le mécanisme conjoint de vérification de la frontière Rwanda-RDC

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Les présidents du Rwanda Paul Kagame, de la Tanzanie Jakaya Kikwete, de l’Ouganda Yoweri Museveni et de la RDC Joseph Kabila à l’ouverture du sommet des chefs d’Etat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs à Kampala, le 7 août dernier

Le mécanisme conjoint de vérification élargi à d'autres pays de la Conférence internationale des pays de la région des grands-lacs (CIRGL) pourra être officiellement lancé ce vendredi 14 septembre à Goma (Nord-Kivu). Les experts militaires des pays membres de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) préparent depuis ce vendredi matin la mise en œuvre de cette structure en charge de vérifier les allégations de Kinshasa sur la présence des soldats rwandais dans les rangs des rebelles du M23.

Ce mécanisme de vérification vise à également l'identification des troupes du M23 ainsi que d'autres groupes armés opérant dans l'Est de la RDC. Il aura aussi la charge de contrôler les mouvements à la frontière entre la RDC et le Rwanda.

Certains pays de la CIRGL dont l'Angola et la Tanzanie ont envoyé, depuis la semaine dernière, leurs délégués pour ce mécanisme de vérification de frontière.

Dans la capitale provinciale du Nord-Kivu, les experts militaires de la région des Grands Lacs préparent également la rencontre des ministres de la Défense de la CIRGL qui pourrait s'ouvrir le samedi 15 septembre. Dirigé par le ministre ougandais de la Défense, le sous comité des ministres de la Défense de la CIRGL va se consacrer aux mesures de mise en œuvre des différentes directives du sommet du 8 septembre dernier à Kampala (Ouganda).

Au cours de ce sommet, les chefs d'Etat avaient souhaité déployer la force internationale neutre le long de la frontière entre le Rwanda et la RDC d'ici trois mois pour combattre les groupes armés dont le M23 que Kinshasa accuse Kigali de soutenir.

Ces ministres de Défense réfléchissent sur l'opérationnalisation de cette force internationale neutre qui devra être déployée sous le mandat de l'ONU et de l'Union africaine. L'ONU s'était dite prête à apporter son aide à ce projet dont la source de financement et le concept opérationnel restent encore à définir.

(Mise en pespective: Gisèle Kaj, Radio Okapi)

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20/10/2017
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