Israël : le Conseil des droits de l’Homme appelle à la mise en œuvre du rapport Goldstone sur Gaza

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Le Conseil des droits de l’homme a débattu, ce lundi 24 septembre, de la situation des droits de l’homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés.  Il a été saisi dans ce cadre du rapport du Secrétaire général sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations de la Mission d’établissement des faits sur le conflit de Gaza, établi à la demande du Conseil en 2009 suite à l’opération militaire israélienne «Plomb durci».

Le rapport, présenté par la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, Kyung-wha Kang, souligne notamment que personne n’a encore été mis en accusation pour les violations documentées par la mission d’établissement des faits.  En conséquence, le Secrétaire général encourage les parties prenantes, les Gouvernements d’Israël et de la Palestine, à adopter des mesures rapides en réponse aux conclusions de la mission et à se conformer à leurs obligations redditionnelles.

Trois ans après la publication du rapport Goldstone, personne n’a été mis en accusation pour les violations documentées par cette Mission d’établissement des faits sur le conflit de Gaza.  Devant le Conseil des droits de l'homme, la Haut Commissaire adjointe aux droits de l'homme a insisté sur la nécessité pour Israël de mettre en œuvre les recommandations du juge Goldstone. Il s'agit, selon Kyung-wha Kang, de poursuivre tous les auteurs présumés de violations établies par cette mission d'enquête sur Gaza. Une façon pour la Chef adjointe des droits de l'homme de rappeler que depuis trois ans, personne n’a été inculpé pour un seul des incidents signalés.

Kyung-wha Kang a toutefois relevé qu’Israël venait de mettre en accusation un soldat israélien pour «homicide sur une personne anonyme»: en réalité, ce soldat était soupçonné du meurtre de Mme Abu Hajaj et de sa fille, un incident qui a fait l’objet d’une enquête par la mission d’établissement des faits. 

Par ailleurs, la Haut-Commissaire adjointe s’est félicitée de l’annonce par Israël de la mise sur pied d’une équipe spéciale chargée d’enquêter sur les exactions commises par les colons israéliens sur les Palestiniens et leurs biens.

Israël avait pour sa part indiqué, à la session de mars 2012, qu’il ne participerait plus à ses travaux du Conseil des droits de l'homme.

Mais bon nombre d’intervenants dans le débat ont déploré la décision d’Israël de ne plus coopérer avec le Conseil, créant un grave précédent.  Pour certains pays, l’occupation prolongée des territoires palestiniens demeure un obstacle à la réalisation du droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’instauration d’un État souverain et indépendant.  Certains ont demandé le renvoi de la situation dans les territoires arabes occupés à la Cour pénale internationale. 

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève)

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20/10/2017
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