Érythrée: l'UNESCO préoccupée par la mort de trois journalistes détenus dans des camps de prisonniers

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Irina Bokova, la Directrice générale de l’UNESCO

La Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a exprimé jeudi son inquiétude concernant la mort de trois journalistes érythréens détenus dans un camp de prisonniers depuis plus d’une décennie.

Irina Bokova a exhorté les autorités à respecter les droits fondamentaux des journalistes à la liberté d’expression et à libérer les prisonniers détenus pour des motifs liés à l’exercice de ce droit.

« Je déplore la détention des journalistes érythréens dont le seul crime est d’avoir tenté d’exercer leur droit inaliénable à la liberté d’expression. J’appelle les autorités érythréennes à libérer tous ces prisonniers », a déclaré la Directrice générale dans un communiqué de presse.

« Les décès de Dawit Habtemichael, Mattewos Habteab et Wedi Itay dans un camp de prisonniers où ils croupissaient depuis 2001 sont très préoccupants. Les journalistes doivent pouvoir exercer leur profession et tenir le public informé sans craindre pour leur vie », a-t-elle ajouté.

Les trois hommes auraient, selon l’UNESCO, été arrêtés séparément en 2001 et détenus dans un camp de prisonniers dans des conditions inhumaines.

« Garantir un environnement de travail libre et sûr pour les journalistes et les professionnels des médias constitue un préalable à la paix, la démocratie et l’État de droit », a-t-elle conclu.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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19/10/2017
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