Didier Reynders : il faut mettre un terme à la rébellion à l'Est

Écouter /

La réunion de haut niveau sur la République démocratique du Congo (RDC) convoquée, jeudi, par le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, en présence de Joseph Kabila et de Paul Kagamé et d'une trentaine d'autres chefs d'État et de gouvernement n'a pu produire les résultats escomptés. Aucun consensus ne s'en est dégagé, le Rwanda refusant toute référence aux « soutiens extérieurs » dont bénéficierait le mouvement rebelle M23 accusé d'exactions. Plutôt qu'une déclaration commune, c'est un compte-rendu des différentes interventions qui a été publié.

Ces dernières semaines, Didier Reynders a multiplié les appels en direction de Kigali pour que le gouvernement rwandais démontre clairement qu'il ne soutient pas les rebelles, comme il l'affirme.

Dans une interview accordée à la Radio des Nations Unies au lendemain de cette réunion, Didier Reynders a réitéré qu'il était urgent de mettre la rébellion du M23 hors d'état de nuire.

“La plupart des participants, à l'exception du Rwanda, ont estimé qu'il faut en finir le plus vite possible avec la rébellion du M23 et poursuivre les responsables de ce mouvement pour crimes de guerre. Ils condamnent tout support extérieur à cette rébellion“, a souligné Didier Reynders.

Le ministre belge estime que le Rwanda peut faire partie de la solution et jouer un rôle positif, voire primordial, à condition d'accepter la nécessité de s'attaquer à la rébellion. Ceci pourrait ouvrir la voie à un dialogue sur les réfugiés, la frontière et l'exploitation des ressources naturelles, notamment sur la question de l'exploitation du gaz du lac Kivu, à titre d'exemple.

(Interview : Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères de la Belgique ; propos recueillis par Maha Fayek)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
15/12/2017
Loading the player ...