Conseil des droits de l'homme : réactions au rapport d'enquête de Pinheiro sur la Syrie

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Sergio Paulo Pinheiro, le président de la Commission d'enquête sur les violations des droits de l'homme en Syrie

Sergio Paulo Pinheiro, le président de la Commission d'enquête sur les violations des droits de l'homme en Syrie, a présenté lundi 17 septembre son rapport au Conseil des droits de l'homme, à Genève. Il a constaté dans son rapport que la situation des droits de l'homme a commencé à se détériorer fortement depuis le 15 février 2012 en Syrie où les affrontements armés qui opposent l'armée syrienne aux groupes armés antigouvernementaux ont augmenté d'intensité et se sont propagés à d'autres endroits à travers le pays.

Plusieurs délégations ont réagi à la présentation de ce rapport. Le Représentant de la France au Conseil des droits de l'homme a indiqué que son pays s'associe à la position de l'Union européenne qui regrette que la Syrie n'ait jamais autorisé l'entrée d'enquêteurs sur son territoire. Il a ajouté que ce rapport est accablant pour le régime de Damas. Ce document rassemble, selon lui, suffisamment d'éléments de faits pour établir que des crimes contre l'humanité et de crimes de guerre ont été commis à grande échelle par le régime syrien ou par ses milices.

De son côté, le délégué de la Suisse a souligné que son pays condamne avec la plus grande fermeté toutes les violations du droit international dont les victimes sont souvent des civils. La Suisse lance un appel à tous les acteurs en Syrie à mettre immédiatement fin à la violence et à respecter, selon lui, leurs obligations du droits international, notamment celles liées à la protection des civils durant les hostilités. Il a aussi insisté pour les responsables des crimes actuels en Syrie soient traduits en justice.

Enfin le délégué du Maroc, tout en dénonçant et en condamnant vigoureusement les graves violations des droits de l'homme en Syrie, s'est exprimé sur les efforts de son pays concernant la mobilisation de l'action humanitaire ainsi que la préparation de la justice transitionnelle pour la Syrie.

Et la quasi-totalité des délégués au Conseil des droits de l'homme ont plaidé pour la prorogation du mandat de la Commission d'enquête sur les violations des droits de l'homme en Syrie.

(Mise en perspective de Jean-Pierre Amisi Ramazani, avec des extrais sonores des délégués de la France, de la Suisse et du Maroc au Conseil des droits de l'homme, à Genève)

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14/12/2017
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