Conseil des droits de l'homme: Bahreïn s'engage à améliorer la situation des droits humains

Écouter /

Manifestants bahreïnis

Le Conseil des droits de l’homme a adopté, ce mercredi 19 septembre, le document final résultant de l’Examen périodique universel s’agissant de Bahreïn. Le Ministre des affaires étrangères de Bahreïn a réaffirmé les engagements du Royaume en matière de défense des droits humains.  Bahreïn accepte 145 sur 176 recommandations faites lors de son examen périodique, les autres étant acceptées partiellement.  Manama rappelle que toutes les actions policières ont ainsi été examinées depuis le mois de mai: « 23 procédures judiciaires ont été lancées, un médiateur a été désigné, et 2,8 millions de dollars versés en dédommagement aux victimes d’actes policiers illégaux ».

Pour cet exercice de l'examen périodique universel, Bahreïn s'est d'abord engagé à améliorer la situation des droits humains dans ce royaume. Une monarchie du Golfe qui n'a pas été épargnée par le printemps arabe et surtout critiquée par les méthodes musclées de sa police. Dans ces conditions, le Chef de la diplomatie bahreïnie s'est dit conscient des critiques formulées, non seulement au plan international mais aussi à Manama.

Devant le Conseil des droits de l'homme, Shaikh Khalid Bin Ahmed Bin Mohamed Al Khalifa a alors évoqué l'instauration d'une culture de tolérance, non sans dénoncer les tentatives de blocage de la vie économique et sociale dans son pays. Une façon pour pointer du doigt les opposants qualifiés de groupes extrémistes. Pour Manama, la réponse aux manifestants passe par la négociation et la coopération. Mais ce tableau dépeint par Bahreïn n'est pas partagé par certaines organisations non gouvernementales qui ont reproché au Gouvernement de Bahreïn de poursuivre sa politique de répression à l’encontre des opposants politiques et des membres de la société civile. 

Plusieurs délégations dont les Etats-Unis relèvent l'insuffisance des efforts déployés pour établir les responsabilités dans le cadre des troubles à Bahreïn tout en reconnaissant les poursuites engagées contre des officiers de police bahreïnis.  « De nombreuses réformes sont nécessaires, notamment pour garantir que des manifestants pacifiques ne soient pas jetés en prison sans raison », a conclu Michael Posner, Secrétaire d’Etat adjoint américain à la démocratie, aux droits de l’homme et au travail.

Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation du régime, animé habituellement par des chiites qui réclament une monarchie constitutionnelle dans ce pays à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec un extrait sonore de Hélène Sackstein, de l'ONG Reporters sans frontières)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...