Conférence du désarmement : débat autour du projet du rapport annuel

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Palais des Nations

La Conférence du désarmement a tenu ce 4 septembre une séance plénière au cours de laquelle elle a entendu des déclarations d’une douzaine de pays qui se sont essentiellement exprimés au sujet du projet de rapport annuel à l’Assemblée générale des Nations Unies.

 De nombreuses délégations ont indiqué être en mesure d’appuyer le projet de rapport annuel en l’état, qu’elles ont jugé factuel et équilibré, alors que d’autres ont fait part de leur intention de présenter des amendements à ce texte.

 Les délégations des pays ci-après sont intervenues ce 4 septembre: Israël, Syrie (au nom du Groupe des 21), Suisse, Espagne, Malaisie, Australie, Irlande, Royaume-Uni, République de Corée, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, Pakistan, Canada.

 Parmi les orateurs, le Représentant permanent de la Suisse auprès de la Conférence du désarmement à Genève, Urs Schmid, a présenté les appréhensions de son pays sur les amendements proposés. Il a indiqué qu'il lui semblait particulièrement important que le rapport annuel de la Conférence reflète le fait que cette enceinte est dans l'impasse et qu'elle n'a pas accompli de véritables progrès au cours de l'année écoulée pour en sortir. Ceci est tout simplement un fait, lequel devrait transparaître dans un rapport factuel, a souligné la Suisse.

Un rapport factuel devrait également indiquer à l'Assemblée générale que la Conférence a répondu à l'invitation qu'elle lui a faite d'explorer et approfondir les options pour sa propre revitalisation. En l'absence d'un tel compte-rendu, l'Assemblée générale ne pourrait que conclure que sa suggestion n'a pas été prise en compte et réagir en conséquence, a insisté la Suisse. « Si nous eussions souhaité que ces éléments transparaissent plus clairement dans le rapport, nous sommes néanmoins disposés à soutenir l'adoption du projet existant en l'état », a poursuivi la Suisse.

Un nombre significatif d'amendements qui ont été soumis à ce jour (concernant le projet de rapport annuel) semblent problématiques en ce sens que leur inclusion modifierait sensiblement la substance du rapport et affecterait son équilibre. Dans un tel cas de figure, « nous serions en toute probabilité amenés à réévaluer notre position à l'égard du projet de rapport », a indiqué la Suisse.

(Extrait sonore : Urs Schmid, Représentant permanent de la Suisse auprès de la Conférence du désarmement à Genève)

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18/10/2017
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