Barack Obama à l'AG : plaidoyer pour la tolérance et la liberté d'expression

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Cette année, le discours de Barack Obama au débat de haut niveau de la 67ème Assemblée générale des Nations Unie a été marqué par deux mots d'ordre : la tolérance et l'espoir.

Sur la forme on aurait cru entendre un prophète prôner la tolérance à l'AG de l'ONU tout juste deux semaines après la publication sur You tube d'un film islamophobe. Sur le fond, le discours de Barack Obama cible plusieurs sources du mal : les extrémistes en tête de liste ; ceux qui blasphèment l'Islam, le christianisme et continuent de renier l'holocauste.

Le président américain met tous ces extrémistes dans le même panier dans un discours qui en appelle à la tolérance de Ghandi et dont le point de départ est de chute est l'hommage exceptionnel rendu à l'homme de paix, amis des musulmans, du monde arabe et de la Libye, Chris Stevens, l’ambassadeur des États-Unis mort le 11 septembre dernier lors de l’attaque du consulat des États-Unis à Benghazi.

«Aujourd'hui, nous devons affirmer que notre avenir sera tracé par des gens comme Chris Stevens, pas par ses meurtriers. Aujourd'hui, nous devons déclarer que cette violence et cette intolérance n'ont pas de place au sein des Nations Unies», a déclaré le président américain.

Barack Obama a également qualifié de «répugnant» le film islamophobe qui a déclenché des manifestations meurtrières dans le monde musulman, tout en soulignant que cette «insulte visant non seulement les musulmans mais aussi l'Amérique» ne justifiait aucune violence.

«En tant que président de ce pays, en tant que commandant en chef de nos forces armées, j'accepte que des gens me traitent de tous les noms chaque jour, et je défendrai toujours leur droit à le faire», a ajouté le président américain.

Certains observateurs estiment que le discours de Barack Obama est en quelque sorte une réplique au président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui a fustigé lundi les puissances occidentales qui imposent des sanctions à son pays pour l’obliger à stopper son programme nucléaire.

Ce programme nucléaire n’est destiné, selon le président iranien, qu’à produire de l’électricité. Mahmoud Ahmadinejad a également exhorté lundi les Américains à ne pas se laisser dicter leur conduite par un pays tel qu’Israël.

Le président américain a souligné la détermination des Etats-Unis à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. “Ne vous y trompez pas: un Iran doté de l’arme nucléaire n’est pas un défi maîtrisable (…), c’est pourquoi une coalition de pays demande des comptes au gouvernement iranien. Et c’est pourquoi les Etats-Unis feront ce qu’ils doivent pour empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire”

Barack Obama s'est enfin prononcé sur la Syrie et n'y va pas par 4 chemins en soulignant que la fin du tyran Assad qui massacre sa population et les enfants de la Syrie est proche.

(Mise en perspective de Maha Fayek, avec un extrait sonore de Barack Obama, Président des Etats-Unis d'Amérique)

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14/12/2017
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