Syrie/crimes de guerre : gouvernement et opposition épinglés dans un rapport de l'ONU

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Paolo Pinheiro, Président de la Commission d'enquête mandatée par le Conseil des droits de l'homme sur la Syrie

“Le gouvernement syrien et les forces d’opposition ont commis des crimes de guerre et crimes contre l’humanité“, selon un nouveau rapport publié par la Commission indépendante des Nations Unies sur les exactions commises pendant le conflit en cours en Syrie.

Publié ce mercredi par la Commission d’enquête indépendante des Nations Unies sur la Syrie en vertu d’un mandat du Conseil des Conseil des droits de l’homme, le rapport indique que les crimes de guerre, les assassiner, les exécutions extrajudiciaires, la torture, et les violations flagrantes du droit international et des droits de l’homme, y compris les victimes d’homicides arbitraires, d'attaques contre les civils et les actes de violence sexuelle, ont été commises en conformité avec la politique menée par l'État syrien.

 Le rapport indique que depuis plusieurs mois la Syrie a été ravagée par la violence et estime à 17.000 le nombre de personnes tuées lors du conflit, principalement des civils ayant perdu la vie depuis le début du soulèvement contre le président Bashar al-Assad il y a 17 mois.

Le rapport note que la situation dans le pays s’est détériorée de façon significative au cours des six derniers mois, avec la propagation de la violence armée et l'intensification des confrontations entre les forces gouvernementaux, les membres de la milice contrôlée par le gouvernement connu sous le nom Shabiha et la dite Armée libre de Syrie. Il note également que les deux camps ont eu recours à des tactiques militaires plus brutales lors des derniers mois.

Alors que les forces d’opposition ont également commis des crimes de guerre, y compris les assassiner et des actes de torture, la commission d’enquête dit dans son rapport que les violations et les abus ne sont pas de la même gravité, ni de l’ampleur de ceux commis le gouvernement et les milices Shabiha.

Il réaffirme également la nécessité d’un consensus international pour mettre fin à la violence et ouvrir la voie à un processus de transition politique qui reflète les aspirations de toutes les franges de la société syrienne.

(Extrait sonore :P aolo Pinheiro, Président de la Commission d'enquête mandatée par le Conseil des droits de l'homme sur la Syrie ; propos recueillis par Maha Fayek)

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11/12/2017
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