Syrie / ONU : les Syriens ne se sentent pas protégés

Écouter /

Carte de la Syrie

« Beaucoup de Syriens s’inquiétaient que la situation s’aggrave de jour en jour, car ils recevaient peu de protection de la part des forces du gouvernement ou d’autres forces armées.» C’est ce qu’a déclaré l’ancienne cheffe de l’équipe des droits de l’homme au sein de la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS), ce vendredi, de retour au Siège de l’ONU à New York, après l’expiration du mandat de la Mission.

Dans une interview à la Radio des Nations Unies, Georgette Gagnon est revenue sur les principales préoccupations des personnes qu’elle a rencontrées au cours des derniers mois, notamment dans les domaines de la sécurité, mais aussi face au manque d’accès à la nourriture, à l’électricité, aux services de santé, à l’eau et à l’éducation.

Reprenant les propos de la Commission d’enquête internationale indépendante sur la Syrie, la fonctionnaire onusienne a souligné que même si les exactions étaient commises par les deux parties, l’échelle, la gravité et la fréquence des abus ne sont pas les mêmes et affectent les civils de façon différente. Elle a cité l’exemple de l’utilisation d’armes lourdes par les forces armées syriennes dans des zones urbaines, qui affectent très sérieusement la population civile. L’opposition armée, elle, détient des personnes de façon illégale et exécute des détenus soupçonnés de travailler pour le compte du gouvernement. De même, il existe de nombreuses informations faisant état d’exécutions extrajudiciaires par les forces armées syriennes quand elles mènent des opérations dans certaines régions.

(Extrait sonore : Georgette Gagnon, ancienne cheffe de l’équipe des droits de l’homme de la MISNUS ; propos recueillis par Reem Abaza.)

 

 

Carte de la Syrie
Écouter /
LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
15/12/2017
Loading the player ...