Syrie : l'OIM facilite le rapatriement des travailleurs migrants

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L'escalade de la violence qui touche des millions de Syriens n'épargne pas aussi les milliers de migrants qui vivent encore à Damas et dans plusieurs villes affectées par les combats entre insurgés et groupes armés fidèles au Président Assad.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a ainsi facilité, ces dernières semaines, le rapatriement de 806 migrants ressortissants de pays tiers à rentrer chez eux à bord de vols commerciaux.

Par ailleurs, l’OIM continue aussi son programme de réinstallation de réfugiés iraquiens en Syrie, vers les Etats-Unis, dans le cadre du Programme américain d'admission des réfugiés (USRAP). Depuis janvier dernier, l’OIM s’est occupée de la réinstallation de 2800 réfugiés iraquiens, principalement aux Etats-Unis. Un autre groupe de 374 réfugiés doit prochainement quitter la Syrie.

Concernant l'évacuation de migrants, quelque 272 autres ont des vols déjà réservés et 346 autres sont enregistrés. L'OIM a reçu des demandes des ambassades d'Indonésie, du Soudan, du Yémen, d'Ukraine, de Biélorussie, du Chili et d'Egypte à Damas. D'autres demandes ont été déposées par des gouvernements sans représentation diplomatique en Syrie, notamment le Sri Lanka, le Ghana, le Sénégal, le Paraguay et la Guinée.

L'OIM a signé des accords avec sept compagnies aériennes qui desservent actuellement Damas, notamment Royal Jordanian, Emirates et Egypt Air. Cependant, tous les vols du mois d'août sont déjà complets, limitant ainsi le nombre de travailleurs migrants pouvant quitter le pays.

De nombreux migrants se heurtent également à des problèmes liés à leur statut juridique dans le pays et aux frais requis pour les ruptures de contrats et les permis de sortie. Beaucoup veulent partir mais ne le peuvent pas car les agences de recrutement, les employeurs ou les responsables gouvernementaux sont en possession de leur passeport.

L'OIM œuvre désormais avec les ambassades des pays expéditeurs de main-d'œuvre, les ministères et les employeurs pour s'assurer que les travailleurs migrants vulnérables disposent des documents de voyage nécessaires et que leurs dettes ne les empêchent pas de partir.

(Interview : Jean Philippe Chauzy, porte-parole de l'Organisation internationale pour les migrations ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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20/10/2017
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