Japon : l'AIEA collecte des données afin d’améliorer la sécurité nucléaire mondiale

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Une équipe de l’AIEA examine le réacteur No 3 de la centrale Fukushima Daiichi au Japon, en mai 2011 (UN Photo/Greg Webb)

Une équipe d’experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’est félicitée vendredi de l’état de la centrale nucléaire d’Onagawa qui est selon eux « remarquablement intacte » malgré l’impact du séisme de grande amplitude qui a secoué l’est du Japon l’année dernière.

« Les conclusions des enquêtes visuelles seront ajoutées à la base de données de l’AIEA qui est gérée par le Centre de sécurité sismique internationale (CSSI) et sert aux États Membres pour renforcer le savoir sur l’impact des dangers externes sur les centrales nucléaires », a indiqué le groupe d’experts dans son rapport préliminaire.

La base de données de la CSSI constitue une composante importante du Plan d’action de l’AIEA sur la sécurité nucléaire, qui a été adopté à l’unanimité par les États Membres suite à l’accident de Fukushima Daiichi l’an dernier. La centrale d’Onagawa, qui se trouve aux bords de l’Océan pacifique, est la centrale située au plus près de l’épicentre du séisme du 11 mars 2011, dont la magnitude de 9,0 avait provoqué un tsunami dévastateur.

« Les éléments structurels de la centrale sont restés remarquablement intacts vu la magnitude et la durée de ce grand tremblement de terre », ont relevé les expert de l’AIEA dans leur rapport préliminaire.

L’objectif de la mission était d’observer comment les structures, systèmes et composantes importantes de la sécurité de la centrale ont réagi aux tremblements. À Fukushima Daiichi, située à presque 120 kilomètres au sud d’Onagawa, les effets combinés du séisme, du tsunami et des explosions d’hydrogène compromettent la possibilité d’isoler l’impact des dangers externes sur les composantes liées à la sécurité de la centrale.

« Les données que nous avons rassemblées serviront à contribuer de façon significative aux efforts d’amélioration de la sécurité », a déclaré le chef de la CSSI de l’AIEA et chef de la mission, Sujit Samaddar. « Les informations de la base de données serviront aux États membres de l’AIEA pour mesurer la performance de leurs centrales face aux dangers externes. Nous cherchons également à collecter des données en provenance d’autres États Membres que le Japon ».

« Il s’agit de la phase initiale d’un processus beaucoup plus long. Le niveau de coopération et de partage des informations des employés et des propriétaires de la centrale d’Onagawa est un exemple à suivre », a-t-il ajouté.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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18/12/2017
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