Est de la RDC : tractations pour sortir de la crise

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 L'Est de la République démocratique du Congo est caractérisé par des affrontements récurrents qui opposent depuis quelques années l'armée nationale, les FARDC, aux groupes armés nationaux et étrangers. Une nouvelle rébellion, le « M23 », s'est installée dans la Province du Nord-Kivu. Julien Nyamwenyi, Rédacteur en chef adjoint à Radio Okapi, parle de cette rébellion et explique les tractations actuelles pour sortir de la crise. Il s'agit notamment de la proposition des Etats des pays de la région des Grands Lacs de créer une Force neutre à la frontière entre la RDC et le Rwanda.

La RDC est favorable à la participation de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), mais le Rwanda s'y oppose. Le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda a déclaré qu'il n'est pas possible « de dire que la mission onusienne ne va pas être impliquée ». Il a rappelé que les ministres de la Défense des pays des Grands lacs, réunis à Goma le jeudi dernier, ont décidé que cette force neutre devrait être placée sous le mandat de l'Union africaine et des Nations Unies.

« Quand j'entends dire que le Rwanda est contre je me demande si on se réfère à ce qui se dit dans la presse ou aux conclusions auxquelles nous [les pays des Grands lacs] arrivons ensemble après avoir mis nos arguments sur la table », a affirmé Raymond Tshibanda au cours d'une conférence de presse organisée au terme de sa rencontre avec son homologue belge, Didier Reynders, en séjour en RDC depuis dimanche 19 août. Pour le ministre congolais, « il va falloir que le Conseil de sécurité prenne une résolution élargissant et renforçant le mandat de la MONUSCO». « Et là-dessus nous sommes tous d'accord au niveau de la région », a-t-il conclu.

Le déploiement d'une force internationale neutre entre la RDC et le Rwanda proposé lors du sommet interministériel des Etats de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), mi juillet à Addis-Abeba, a été discuté lors du dernier sommet des chefs d'Etat de la région à Kampala. Ces derniers avaient institué un comité des ministres de la Défense qui s'est réuni le jeudi 16 août à Goma et a décidé que le Rwanda, le Burundi, l'Ouganda et la RDC ne feront pas partie de ladite force.

Cette force, censée traquer les rebelles du M23, des FDRL et d'autres groupes armés actifs dans l'Est de la RDC, devrait être composée de quatre mille hommes.

Le déploiement de cette force est consécutif à l'insécurité récurrente dans l'Est de la RDC marquée ces derniers mois par la création d'une nouvelle rébellion, le Mouvement du 23 mars (M23), constituée des mutins de l'armée congolaise. Ces derniers, issus de l'ex-rébellion du CNDP, réclament l'application de l'accord de paix du 23 mars 2009 signé entre le gouvernement le CNDP. Le M23, qui a installé récemment son administration dans plusieurs localités du territoire de Rutshuru qu'il occupe, dispose désormais d'un cabinet politique constitué d'un secrétaire exécutif, de dix chefs de départements et dix adjoints.

(Extrait sonore : Julien Nyamwenyi, Rédacteur en chef adjoint à Radio Okapi ; propos recueillis par Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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17/10/2017
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