Jan Eliason : la solution politique du conflit syrien est toujours possible

Écouter /

Jan Eliasson, Vice-secrétaire général des Nations Unies.

Le 1er juillet 2012, Jan Eliasson succédait à la Tanzanienne Asha Rose Migiro au poste de Vice-Secrétaire général de l’ONU.

Diplomate chevronné, Jan Eliasson a été nommé le 27 mars 2006 Ministre des affaires étrangères de la Suède; auparavant, il avait été de 1994 à 2000, Secrétaire d'État aux affaires étrangères.  De 1988 à 1992, il était Représentant permanent de la Suède auprès des Nations Unies à New York. Il a été également le Représentant personnel du Secrétaire général pour l'Iran/l'Iraq et Président du groupe de travail de l'Assemblée générale pour les secours d'urgence (1991), Vice-Président du Conseil économique et social des Nation Unies (1991-1992) et Président du Fonds d'affectation spéciale des Nations unies pour l'Afrique du Sud (1988-1992).

En 1992, il a été nommé  premier Sous-secrétaire général aux affaires humanitaires. A ce titre, il a participé à des opérations en Somalie, au Soudan, au Mozambique et dans les Balkans et a pris également des initiatives concernant les mines terrestres, la prévention des conflits et l'action humanitaire.

Né à Göteborg, en Suède en 1940, Jan Eliasson a étudié un an aux États-Unis de 1957 à 1958, dans le cadre d'un programme d'échange d'étudiants. Il est diplômé de l'Académie navale suédoise depuis 1962 et a obtenue une maîtrise en économie en 1965.

Jan Eliasson reste très attaché à la politique étrangère plaçant l’ONU comme cadre déterminant des relations internationales et la Charte des Nations Unies, notamment le Chapitre 6 sur le règlement pacifique des conflits au centre de ses intérêts.

«Il ya encore de la place pour une solution politique à la crise en Syrie”, a-t-il estimé dans une interview exclusive à la Radio des Nations Unies.

Jan Eliasson, Vice Secrétaire général des Nations Unies s'est félicité de la récente nomination de Lakhdar Brahimi en tant que Représentant des Nations Unies et de la Ligue arabe en Syrie.

Dans l'interview qu'il a accordée à la Radio des Nations Unies,  il a estimé que pour l’ONU  il est difficile d’accepter qu’un conflit se poursuive et conduise à de terribles souffrances. « Il est de notre devoir de ne pas attendre que le conflit se termine par des moyens militaires, a-t-il ajouté».

(Interview : Jan Eliasson, Vice Secrétaire général des Nations Unies ; propos recueillis par Maha Fayek)

 

 

 

Classé sous Dossiers.
LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
20/10/2017
Loading the player ...