Darfour : le Haut Commissariat aux droits de l'homme demande une enquête sur la mort des manifestants

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Le Haut Commissariat aux droits de l'homme a exhorté, lors d'une conférence de presse, ce vendredi, à Genève, le gouvernement soudanais à mener une enquête « indépendante et crédible » sur la mort de huit manifestants tués par balle à Nyala, la capitale du Sud Darfour.

Les forces de sécurité au Darfour sont soupçonnées d’avoir tué au moins huit personnes et blessé plus de 50 autres mardi quand elles ont ouvert le feu sur des manifestants. Parmi les 8 morts, au moins 5 étaient des étudiants de 17 ans ou moins.

Des balles réelles et du gaz lacrymogène auraient été utilisés par les forces de l'ordre, selon des témoins oculaires.

Le Haut Commissariat aux droits de l'homme souhaite que le gouvernement mène une enquête « indépendante et crédible » sur la mort des manifestants, sur la violence et l'usage apparemment excessif de la force. Il rappelle les principes internationaux sur l'usage de force exceptionnelle et proportionnel afin de garantir la liberté d'expression lors des manifestations.

Aussi, le Haut Commissariat demande la libération immédiate des manifestants qui sont toujours détenus pour seulement avoir exercé leur droit de réunion et leur liberté d'expression.

Le personnel chargé des droits de l'homme de la Mission de l’Union africaine- Nations Unies au Darfour (MINUAD) continue de surveiller la situation.

Selon la presse, la police confirme la mort de huit personnes sans donner de cause. La police précise avoir fait usage d'une « force de faible niveau » après que des manifestants ont brûlé une station d'essence et des bâtiments de la police.

(Mise en perspective :Cristina Silveiro)

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20/10/2017
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