Conseil de sécurité : vers une force de stabilisation au Mali ?

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Oumar Daou, Représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies

L'avenir et le devenir du Mali : une préoccupation commune et partagée par le Conseil de sécurité de l'ONU, l'Union africaine, la CEDEAO et les pays du champ.

Les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont débattu mercredi de la question.

Malgré la dégradation constante de la situation sécuritaire au Mali, le gouvernement de transition n'épargne aucune possibilité pour mettre tous les protagonistes de la crise malienne autour d'une même table. Dès son retour au pays le 29 juillet, le Président par intérim Dioncounda Traoré a proposé une architecture originale de sortie de crise à travers la création d'organes de transition : un Haut Conseil d'État constitué du Président de la République et de deux Vice-présidents, un gouvernement d'Union nationale, un conseil national de transition et une commission nationale chargée d'engager des pourparlers de paix avec la rébellion dans le nord, en Coordination avec le médiateur de paix de la CEDEAO.

Mais compte tenu de la situation sécuritaire au nord, d'autres possibilités ne sont pas à exclure à l'égard d'une principale source des maux de toute la nation : les terroristes du nord que l'Ambassadeur du Mali à l'ONU, Omar Daou, pointe du doigt.

La mobilisation contre les terroristes semble générale. Ainsi, l'Union africaine a décidé, a indiqué Tété Antonio, son observateur à l'ONU, de les inscrire tous sur sa liste noire.

À cause de leurs actions, tel que le constate Ban Ki-moon, la situation au nord n’a cessé de dégénérer, semblant chaque semaine atteindre de nouveaux sommets de gravité, ce qui peut selon le patron de l'ONU pousser le Conseil de sécurité à aller plus loin. Plus loin, pour la Commission économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), cela équivaut à déployer une force de stabilisation au Mali.

Ardente supportrice de la création de cette force, Salamatou Husseini Suleiman, Commissaire aux affaires politiques à la CDEDEAO énumère ses objectifs : elle devra aider le gouvernement malien à rétablir la sécurité; restructurer son armée et restaurer son intégrité territoriale au nord.

La force comme le souhaite la CEDEAO doit être mandatée par le Conseil de sécurité de l'ONU ; mais même si ce projet n'est pas encore tout à fait mûr, le débat à son sujet se poursuit au Conseil de sécurité.

(Mise en perspective de Maha Fayek ; avec des extraits sonores de Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies ; Tété Antonio, Observateur de l'Union africaine aux Nations Unies ; Omar Daou ; Représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies ; Salamatou Husseini Suleiman, Commissaire aux affaires politiques à la CEDEAO.)

Classé sous Conseil de sécurité, L'info.
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08/12/2017
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