RDC: la société civile préoccupée par la présence de troupes étrangères à Rutshuru et Lubero

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Le général Didier Etumba, chef d'Etat-major général des FARDC entouré du chef d'Etat-major des forces terrestres (à sa droite) et des officiers supérieurs de l'armée congolaise. Photo:Radio Okapi-Ph. John Bompengo

La société civile du Nord-Kivu est préoccupée par la présence des «troupes étrangères dans les territoires de Rutshuru et Lubero». Dans un communiqué rendu public dimanche 1er juillet, elle dit craindre une probable attaque coalisée des miliciens Maï-Maï et des mutins du M23, avec l'appui de ces troupes. De leur côté, les autorités provinciales ne confirment pas la présence de troupes étrangères dans cette zone.

La société civile du Nord-Kivu a souligné que ces troupes étrangères sont présentes dans les localités de Katwiguru et Kahunga, respectivement dans les groupements de Binza et de Bwisha à Rutshuru. Un autre bataillon, poursuit le communiqué, serait à Kasiki, dans le groupement de Tama à Lubero.

Selon le document de la société civile, ces troupes étrangères sont restées en RDC après toutes les opérations conjointes menées contre les rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Les premières opérations militaires contres les FDLR ont été menées par les forces armées congolaises et rwandaises sur le territoire congolais en 2009.

A l'époque, elles ont coûté à Vital Kamerhe son poste de président de l'Assemblée nationale parce qu'il avait affiché publiquement son opposition à ces opérations, affirmant qu'elles n'étaient pas conclues conformément aux dispositions de la constitution.

Selon la société civile, la présence de ces troupes étrangères constitue une source d'inquiétude pour les populations civiles de ces entités, où s'affrontent, depuis plus de deux mois, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les soldats mutins regroupés au sein du Mouvement du 23 mars.

Le porte-parole de la société civile du Nord-Kivu, Omar Kavota, explique:

«Il existe une brigade constituée essentiellement d'éléments rwandais, qui sont aujourd'hui basés à Kahunga. Ces éléments seraient cantonnés dans ce lieu pour servir de renfort à ceux qui ont fait défection [au sein des FARDC]. »

Omar Kavota a par ailleurs invité les autorités de la RDC à prendre des mesures nécessaires, le plus tôt possible, pour rassurer la population locale sur ces menaces qui pèsent sur sa sécurité.

Le vice-gouverneur du Nord-Kivu, Feller Lutaichirua, a indiqué pour sa part que de telles allégations ne peuvent être confirmées qu'après la mise en place des mécanismes de vérification.

(Propos recueillis et reportage de Radio Okapi)

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12/12/2017
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