Kofi Annan compte sur le soutien de l'Iran pour mettre fin au conflit en Syrie

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Kofi Annan, l'Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabe pour la crise en Syrie (Photo ONU/Jean-Marc Ferré)

L'Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabe pour la crise en Syrie, Kofi Annan, a rencontré mardi, à Téhéran, le Ministre des affaires étrangères de la République islamique d'Iran, Ali Akbar Salehi, en vue d'obtenir le soutien de ce pays dans les efforts actuellement déployés pour mettre fin aux violences en Syrie.

« Je cherche le soutien et la coopération de l'Iran dans le cadre de mes efforts pour résoudre le conflit de manière pacifique. Depuis que j'ai pris mes fonctions d'Envoyé spécial, j'ai bénéficié du soutien et des encouragements du Ministre et de son gouvernement et j'ai hâte de poursuivre cette coopération», a déclaré M. Annan lors d'une conférence de presse donnée après son entrevue avec M. Salehi.

Selon M. Annan, le gouvernement iranien a insisté sur la nécessité de trouver une solution pacifique au conflit, pour éviter que la situation en Syrie ne se détériore et que le conflit ne se propage, ce qui aurait des conséquences « inconcevables ».

« Lors de la réunion [du Groupe d'action sur la Syrie] à Genève, notre opposition à une militarisation accrue du conflit a été très claire. Nous devons rechercher une solution pacifique et non continuer d'armer les parties prenantes au conflit », a précisé M. Annan.

L'Envoyé spécial conjoint a affirmé que l'Iran avait un rôle important à jouer dans ce contexte, notamment pour la mise en œuvre de son plan de paix en six points. M. Annan n'a pas souhaité entrer en revanche dans les détails de sa discussion avec le Président syrien Bachar Al-Assad à Damas, mais s'il a expliqué que celui-ci avait formulé une approche pour mettre fin aux violences.

« Il a proposé d'adopter une approche dans les zones ayant été touchées par des violences extrêmes afin de les faire cesser progressivement et de veiller à ce qu'elles ne gagnent pas d'autres régions », a expliqué l'Envoyé spécial conjoint, en ajoutant que cette approche devait faire l'objet de discussions avec les groupes d'opposition armés afin d'en fixer les différents éléments.

(Mise en perspective : Maha Fayek)

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12/12/2017
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