Journée population : renforcer l'accès universel à la santé procréative

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Photo : FNUAP

On célèbre ce 11 juillet la Journée mondiale de la population. A cette occasion, le Fonds des Nations Unies pour la population met l'accent sur l'accès universel à la santé procréative. Dans un message adressé à cette occasion, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a estimé qu’investir dans l’accès universel à la santé procréative, « c’est investir dans des sociétés en bonne santé et dans un avenir mieux assuré. »

« Nous pouvons et devons faire mieux. En cette Journée de la population, j’appelle les États Membres à se concerter et à agir rapidement, afin de réduire l’écart qui existe entre la demande et la fourniture de soins de santé procréative. La santé et les droits de la procréation font partie intégrante du développement durable et de la réduction de la pauvreté », a plaidé Ban Ki-moon.

Une célébration qui interview alors que de nouvelles notes d'orientation publiées ce mercredi, lors du Sommet de Londres définissent des stratégies visant à améliorer la planification familiale et à renforcer les services de santé sexuelle et génésique dans les pays en développement.

On estime que 222 millions de femmes et de jeunes filles des pays en développement qui ne désirent pas de grossesse n'ont pas accès aux contraceptifs, à l'information et aux services. Le besoin est le plus grand là où les taux de mortalité maternelle sont les plus élevés. Dans de nombreux pays, plus de 30 % des femmes qui désirent utiliser un moyen de contraception ne le peuvent pas.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) fait valoir que les décès maternels pourraient être réduits d'un tiers si toutes les femmes souhaitant éviter une grossesse avaient accès à une contraception efficace. En particulier, les femmes célibataires, jeunes, pauvres, migrantes et rurales sont souvent dépourvues d'accès à des services et à un conseil en planification familiale.

L'OMS s'est engagée aujourd'hui à accélérer l'évaluation de contraceptifs de qualité, existants ou nouveaux, de sorte que les femmes de pays à revenu faible ou moyen puissent se procurer et utiliser un plus large éventail de produits contraceptifs sûrs et efficaces.

Parmi les autres engagements pris par l'OMS lors du Sommet de la planification familiale figurent l'appui aux pays, en les aidant à intégrer des services de planification familiale dans les soins de santé de base, et un examen systématique des raisons pour lesquelles de si nombreuses femmes ne sont toujours pas en mesure de se procurer des moyens de contraception si elles en ont besoin.

Le Sommet de Londres vise à mobiliser des engagements mondiaux sur le plan des politiques, du financement, des produits et de la prestation de services afin de défendre le droit de 120 millions de femmes et de jeunes filles supplémentaires des pays les plus pauvres du monde à l'information en matière de contraception, aux services et aux produits contraceptifs, sans contrainte ou discrimination, d'ici 2020.

(Interview : Docteur Yves Bergevin, Conseiller principal pour la santé maternelle au FNUAP; propos recueillis par Florence Westergard)

Écoutez la version intégrale de l'entrevue avec Yves Bergevin du FNUAP: Écouter /
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18/10/2017
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