Erythrée : le Conseil Droits de l'homme nomme un expert indépendant

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Aux termes d’une résolution, le Conseil décide de nommer, pour un mandat d’un an, un rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Érythrée qui sera chargé de faire rapport au Conseil à sa session de juin 2013. Le Conseil condamne fermement la poursuite des violations généralisées et systématiques des droits de l’homme et des libertés fondamentales commises par les autorités érythréennes Il condamne aussi les graves restrictions à la liberté d’opinion et d’expression, à la liberté de l’information, à la liberté de pensée, de conscience et de religion, et au droit de réunion pacifique et à la liberté d’association, notamment la détention de journalistes, de défenseurs des droits de l’homme, de personnalités politiques, de responsables religieux et de praticiens en Érythrée.

Il condamne la conscription forcée de citoyens pour des périodes indéfinies de service national en Érythrée; la pratique consistant à «tirer pour tuer» employée aux frontières de l’Érythrée pour empêcher des citoyens érythréens de fuir leur pays; et le refus du Gouvernement érythréen de se conformer à la résolution 2023 (2011) du Conseil de sécurité, dans laquelle le Conseil a condamné toute violation par le Gouvernement de l’Érythrée de ses obligations au regard du droit international en recourant à la «taxe» imposée à la diaspora érythréenne en vue de déstabiliser la corne de l’Afrique.

Le Conseil demande au Gouvernement érythréen d’agir sans tarder pour cesser de recourir à la détention arbitraire de ses citoyens et mettre un terme à la torture et à des peines ou traitements inhumains et dégradants. Il exhorte enfin l’Érythrée à communiquer des informations sur les combattants djiboutiens disparus au combat depuis les affrontements qui ont eu lieu du 10 au 12 juin 2008 pour que les parties concernées puissent s’assurer de la présence et de la situation des prisonniers de guerre djiboutiens.

Djibouti a présenté, au nom du Groupe africain, le projet de résolution visant à créer un mandat de rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Érythrée.  Le Représentant de Djibouti a indiqué que l’inaction n’est plus permise. Le Groupe africain formule le vœu que le Gouvernement érythréen coopèrera pleinement avec le rapporteur spécial, l’autorisera à se rendre dans le pays et lui fournira toutes les informations nécessaires à l’accomplissement de son mandat.

(Extrait sonore : Mohamed-Ziad Doualeh, Représentant permanent de Djibouti auprès de l'ONU à Genève)

LE DERNIER JOURNAL
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19/10/2017
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