Corruption : le fléau prive les plus démunis de l'accès aux services de base

Écouter /

Le nouveau Vice-Secrétaire général de l'ONU, Jan Eliasson (Photo ONU/Evan Schneider)

Le Conseil économique et social achève ce lundi, à New York, son segment de haut niveau. Ce matin, l'accent a été mis sur la responsabilité, la transparence et le développement durable. Avec en point de mire la corruption qui sape les piliers et les structures des États mais aussi affecte en premier les personnes les plus vulnérables tant le détournement de deniers publics ou de l’aide étrangère empêche la construction d'hôpitaux, d'écoles, de routes et interdit aux populations d'accéder aux services de base.

Dans l'une de ses toutes premières interventions publiques, en sa nouvelle qualité de Vice-Secrétaire général des Nations Unies, le diplomate suédois, Jan Eliasson, a fait valoir que la lutte contre la corruption aux niveaux national et international doit être une priorité pour les gouvernements et la communauté internationale. Selon lui, un des outils les plus importants est la Convention des Nations Unies contre la corruption. 160 pays ont ratifié ou adhéré à la Convention. Il a donc encouragé tous à ratifier ce traité et à le mettre en œuvre.

Jan Eliasson a également souligné que le travail contre la corruption est encore plus important dans les pays faibles et fragiles, surtout ceux qui sortant juste d’un conflit, où la règle de droit et les institutions sont encore vulnérables. Lorsque des fonds de développement vitaux sont volés ou gaspillés, des hommes, des femmes et des enfants sont privés d’éducation, de soins de santé et des services essentiels. Il importe donc que les gouvernements incluent des mesures anti-corruption dans tous les programmes nationaux de développement.

(Extrait sonore : Jan Eliasson, Vice-Secrétaire général des Nations Unies)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
15/12/2017
Loading the player ...