Consolidation de la paix : l'urgente nécessité de renforcer les outils

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Kodjo Menan Représentant du Togo auprès des Nations Unies-(Photo ONU Paulo Filgueiras)

Sous la présidence de la Ministre colombienne des affaires étrangères, Maria Angela Holguin, le Conseil de sécurité a débattu ce matin à New York de la consolidation de la paix après les conflits.

Lors de son intervention, le Secrétaire général des nations Unies, Ban Ki-moon a souligné que le système mis en place par l'ONU offre un potentiel énorme pour aider les pays à faire la transition du conflit vers la paix et le développement durable, tout en soulignant la nécessité de renforcer l’efficacité des outils disponibles dans ce domaine.

La pierre angulaire de l’architecture de la paix de l’ONU est la Commission de consolidation de la paix (CCP), qui a été mise en place en 2005 pour aider les États à éviter de retomber dans la guerre et le chaos en fournissant des conseils stratégiques et en exploitant l'expertise et financement du monde entier pour aider les projets de relance et de reconstruction.

La Commission s'occupe actuellement de six pays post-conflit: le Burundi, la République centrafricaine (RCA), la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria et la Sierra Leone – et ses efforts sont soutenus par le Bureau d’appui. Les pays peuvent également se prévaloir de l’aide financière du Fonds pour la consolidation de la paix pour relancer leurs propres projets de reconstruction.

“Pourtant, des questions subsistent quant à l’orientation et l’efficacité de ces organes”, a déclaré le Secrétaire général. “Deux ans après l’examen mixte de l’architecture de la paix, nous constatons qu’il a commencé à arriver à maturité et à faire une différence. C’est le cas notamment dans les situations où la Commission, le Fonds et le Bureau d’appui se renforcent mutuellement et travaillent main dans la main avec la présence de l’ONU sur le terrain. “Mais bien sûr, il reste encore beaucoup à faire», a-t-il dit. La CCP doit notamment tirer parti de sa composition unique et sa capacité collective à mobiliser des ressources. Elle doit aussi soutenir la mise au point à plus long terme de la consolidation de la paix. Enfin, la CPC doit être en mesure d’ajouter une valeur significative dans les situations dans lesquelles il n'y a pas de mission, mais où les autorités nationales et les coordonnateurs résidents pourraient bénéficier de l’appui intergouvernemental apporté par la Commission.

Les membres du Conseil sont ensuite intervenus pour évaluer les efforts entrepris notamment en Sierra Leone, au Libéria, en Guinée Bissau, en Guinée Conakry, en République centrafricaine et au Burundi, à l'instar de Kodjo Menan, le Représentant permanent du Togo auprès des Nations Unies.

(Extrait sonore : Kodjo Menan, Représentant permanent du Togo auprès des Nations Unies)

Classé sous Conseil de sécurité, L'info.
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13/12/2017
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