Rio+20 : un succès pour l'ONU, mais la société civile déçue

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Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU (au centre), entouré de Nassir Abdulaziz Al-Nasser, Président de l'Assemblée générale, et de Dilma Rousseff, Présidente du Brésil, suite à l'adoption du document final de la Conférence Rio+20 (Photo ONU/Mark Garten)

Une Cérémonie solennelle pour clôturer la Conférence de Rio+20 sur le développement durable qui s'achève sur des promesses des engagements concrets et des engagements volontaires.

L'adoption de la déclaration finale a suscité de nombreuses controverses, mais pour les organisateurs de la Conférence : les Nations Unies, le Brésil, les 193 États Membres de l'ONU et tous ceux qui ont posé sur la photo de famille, Rio+20 n'est pas un échec…

Après le faste de la Conférence, l'heure est à l'optimisme. Finie la morosité des jours précédant la Conférence, et du choc d'un texte de déclaration minimale. Il y eu du bon à Rio+20…

Aux engagements concrets s'ajoutent les engagements volontaires qui sont aussi une partie importante de l’héritage de Rio+20. Ils sont au nombre de plus de 700 et leur montant s'élève à 513 milliards de dollars pour les 13 premiers. Cela va de l’appui au transport à faible intensité carbonique dans les pays en développement, à l’autonomisation des femmes, ou à l'accroissement du nombre d'entreprises vertes.

L’annonce a été faite vendredi à Rio de Janeiro, au Brésil, au cours des dernières heures de la Conférence sur le développement durable.

Sha Zukang, Secrétaire général de la Conférence, s'en réjouit au micro de la Radio de l'ONU. Ces engagements seront l’héritage de Rio+20, a-t-il déclaré.

Mais comment tenir les engagements et les concrétiser pour que les promesses ne restent pas lettre morte?

À son retour à New York, Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, doit se mettre au travail. Il entend faire le suivi avec le Brésil, les États Membres et le système des Nations Unies dans son ensemble.

Grande déçue de la Conférence, la société civile pour qui Rio+20 est un grand échec, n'en déplaise à Ban Ki-moon, dont l'initiative de l'énergie durable pour tous d'ici à 2030 a fait beaucoup parler d'elle. Greenpeace estime que Rio+20 est un fiasco et que les chefs d'États qui laissent périr notre planète avec les émissions de gaz à effet de serre s'engagent à fond dans la prostitution politique.

Au reste, il semble pour la société civile que comme les promesses de Rio 92, celles de Rio+20 ne seront pas tenues. Y aura-t-il donc besoin dans quelques années d'une réédition de Rio+20?… Dossier à suivre…

(Mise en perspective de Maha Fayek, Envoyée spéciale de la Radio des Nations Unies à Rio+20)

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23/10/2014
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