Rio+20 : Ban Ki-moon exhorte les dirigeants mondiaux à bâtir un meilleur futur pour tous

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Le Ministre des affaires étrangères du Brésil, Antonio de Aguiar Patriota (au centre), et des membres des délégations à la Conférence Rio+20, peu après que les États se soit entendu sur une déclaration finale pour la Conférence (Photo ONU/Maria Elisa Franco)

Rio+20, la plus grande conférence de l'histoire des Nations Unies a ouvert ses portes aujourd'hui en présence de tout un parterre de chefs d'Etat et de gouvernements et de Ban Ki-Moon. Le Secrétaire général des Nations Unies a appelé les dirigeants du monde à se saisir de la déclaration historique de Rio+20 pour bâtir un meilleur futur pour tous.

Lors d'une conférence de presse, Ban Ki-moon a cité en exemple le Brésil pays émergent qui a su relever certains défis. Le Secrétaire général a aussi souligné les leçons à tirer des succès et des échecs de ce pays.

Comme ont pu l'observer nombre des 40 000 participants à la Conférence, le Brésil et Rio de Janeiro, avec leurs énormes contrastes sont de fait un lieu symbolique pour la tenue de cette conférence. Ainsi pour se rendre au Riocentro, les véhicules électriques transportant les participants doivent emprunter des routes longeant une favela au bord du lac Jacarepagua, avec son lot de pollution et d'odeurs nauséabondes, à seulement 500 mètres du lieu de la conférence.

Une contradiction si flagrante et ô combien révélatrice de l'état de la planète, note Maha Fayek, l'envoyée spéciale de la Radio des Nations Unies à Rio.

C'est pourquoi, selon elle, Ban Ki-moon qui en est vraisemblablement conscient, a appelé les États lors de l'ouverture de la session plénière de la Conférence à se saisir du texte de la Déclaration de Rio+20 et à traduire les paroles en actes. Une exhortation relayée par la toute jeune Brittany Trillford, lauréate du Prix Rendez-vous avec l’histoire, qui n'a pas mâché ses mots en demandant aux Etats Membres s'ils étaient là pour sauvez la face ou sauvez le monde; avant d'affirmer haut et fort qu'en ce qui la concerne, elle était la pour notre futur, celui des enfants, de ses enfants et des enfants de ses enfants.

A noter, qu'en plus du document final, près de 500 engagements volontaires sur les activités de développement durable ont d'ores et déjà été pris par des groupes de la société civile, les entreprises, les gouvernements et les universités.

(Correspondance de Maha Fayek, envoyée spéciale de la Radio des Nations Unies à Rio+20)

Classé sous Environnement, L'info, RIO+20.
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18/04/2014
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