Sahel : Valerie Amos plaide pour un leadership fort pour éviter une dégradation de la crise alimentaire

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La Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires des Nations Unies, Valérie Amos

« Pour éviter que la crise alimentaire au Sahel ne devienne une catastrophe dans la région, nous avons besoin d'un leadership fort, d'un plan de réponse global dans chaque pays affecté, d'une action coordonnée et rapide et de la générosité continue de la communauté régionale et internationale ». Tel est l'avertissement de Valerie Amos, Secrétaire Générale adjointe aux affaires humanitaires, au terme d'une visite de quatre jours au Burkina Faso et au Sénégal.

L'objectif est de voir l'impact de la crise alimentaire et nutritionnelle dans ces deux pays, mais aussi avoir des discussions sur la meilleure manière pour les agences humanitaires de soutenir les plans d'action nationaux et mettre en place des mesures concrètes pour améliorer la résilience des communautés.

Au Sénégal, la Coordonnatrice des secours d’urgence a visité un site de distribution d'assistance alimentaire et de semences à Ndoulo, un centre communautaire où les mères sont sensibilisées à l'identification des signes précoces de malnutrition et où on leur apprend comment préparer une alimentation enrichie pour leur enfant. Au cours de cette visite dans la région de Diourbel (une zone située dans l'ouest du Sénégal et très affectée par la sécheresse), elle s'est également rendue dans un centre de santé où les enfants atteints de malnutrition sévère sont soignés.

En début de semaine, elle avait entamé sa mission au Burkina Faso où quelque 2,8 millions de personnes – un cinquième de la population- et 60.000 réfugiés maliens ont besoin d’une aide d’urgence.

Dans tout le Sahel, de la Mauritanie au Tchad, plus de 18 millions de personnes font face aux effets de la sécheresse, de la mauvaise récolte, des prix élevés des denrées et des conflits. La fin de la période de soudure rend cette crise encore plus difficile pour les familles qui se demandent d'où viendra leur prochain repas ou comment protéger leurs enfants de la faim pendant que leurs stocks alimentaires s'épuisent.

Outre l'alimentation, les priorités sont les soins de santé, les programmes liés à l'eau et à l'assainissement. Dans le même temps, les humanitaires ont besoin de renforcer la capacité des populations à faire face aux futures sécheresses et autres crises et réduire la dépendance envers l'aide d'urgence. 

(Extrait sonore : Corinne MOMAL-VANIAN, Directrice du Service de l'Information et porte-parole de l'ONU à Genève)

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15/12/2017
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