RDC: Margot Wallström préoccupée par la violence sexuelle à l'Est

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Margot Wallström, Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit (UN Photo/Rick Bajornas)

Dans un communiqué publié le 2 mai, la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Margot Wallström, se dit profondément préoccupée par la détérioration de la situation sécuritaire à l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), suite aux combats intenses qui opposent actuellement les forces gouvernementales aux groupes dissidents et aux milices. Cette situation cause encore une fois, selon elle, des souffrances immenses aux populations civiles qui sont victimes de déplacements, des violations des droits de l'homme ainsi que de pertes de leurs biens.

Une fois de plus, une vague de violence est perpétrée par les mêmes acteurs comme avant, dont le chef Mai-Mai Sheka Ntabo Ntaberi et le Général Bosco Ntaganda, tous deux sous sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies pour des crimes divers, y compris la violence sexuelle. Ntaganda est aussi inculpé par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre.

« Je suis particulièrement inquiète par la situation volatile dans nombreux villages dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, qui ont été assiégés par des milices armées, parmi lesquelles les Mai-Mai Sheka. Ces villages étaient la scène des crimes odieux en juillet et août 2010, lorsqu'au minimum 387 femmes, hommes et enfants étaient la cible d'actes de violence sexuelle par le même groupe » souligne-t-elle. Elle ajoute que « la protection des civils reste ainsi un défi, malgré les efforts concertés du Gouvernement congolais et des Nations Unies pour sécuriser les populations vulnérables, y compris par le déploiement d'une police à Luvungi, en territoire de Walikale, et la mise en place des Réseaux d'alertes communautaires ».

Margot Wallström lance un appel pressant à toutes les parties de s'abstenir immédiatement de tout acte de violence et prie au Gouvernement congolais de restaurer l'autorité de l'Etat et de protéger les civils de toute violence, dont la violence sexuelle. « Les responsables des violations des droits humains devront être traduits en justice. Je rappelle à toutes les parties au conflit que le monde suit de près la situation et que la lutte contre l'impunité se poursuivra » conclut-elle.

(Interview : Margot Wallström, Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit ; propos recueillis par Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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19/10/2017
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