Nairobi : consultation régionale pour mieux préserver les eaux souterraines

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L’absence d’une gouvernance efficace est l’une des causes principales de l’épuisement de l’eau souterraine, la pollution des aquifères et même de leur répartition inéquitable. Des experts internationaux et les parties prenantes se réunissent à partir du 31 mai à Nairobi pour la 2e Consultation régionale, organisée par l'UNESCO et la FAO, du Projet de Gouvernance des eaux souterraines afin d'inverser cette tendance préoccupante et de combler les lacunes de la gouvernance.

Ils y discutent des priorités et des besoins régionaux qui vont contribuer à un « Diagnostic Global de la Gouvernance » des eaux souterraines. Ce diagnostic servira de base à un cadre d’action global destiné à promouvoir les bonnes pratiques de gouvernance des eaux souterraines.

2,5 milliards de personnes dépendent uniquement des ressources en eaux souterraines pour satisfaire leurs besoins quotidiens en eau, et des centaines de millions d’agriculteurs dépendent des eaux souterraines pour assurer leurs moyens de subsistance et contribuer à la sécurité alimentaire d'un plus grand nombre. Pourtant, selon les experts, la plupart – sinon l'ensemble – des aquifères, ne sont pas gérés de façon durable ni équitable en vue de conserver et de protéger ces ressources en eau douce essentielles.

L’eau souterraine fournit près de la moitié de l’eau potable du monde et environ 43% de toute l’eau effectivement utilisée pour l’irrigation. En outre, les aquifères constituent une réserve essentielle pour les populations des régions arides, en fournissant une source fiable d’eau, même pendant de longues périodes sans précipitations. Par ailleurs, les eaux souterraines contribuent au maintien de nombreux types d’écosystèmes dont dépendent souvent les populations.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

Classé sous Environnement, L'info.
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14/12/2017
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