L'ONU soutient l’approche du Burkina Faso face à la crise alimentaire

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Photo : Hélène Caux

Les Nations Unies et leurs partenaires soutiennent les efforts déployés par le gouvernement du Burkina Faso pour répondre à la crise alimentaire et nutritionnelle, qui touche 2,8 million de personnes dans ce pays– soit un cinquième de la population – ainsi que 60.000 réfugiés maliens . C'est ce qu'a déclaré mardi 22 mai,Valérie Amos, la Secrétaire générale adjointe de l’ONU aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence.

Valerie Amos vient de terminer une visite de deux jours au Burkina Faso, durant laquelle elle s’est rendue dans la capitale, Ouagadougou, ainsi que dans les localités de Djibo, de Mentao et Ingani, situées dans le nord du pays. Elle s’est entretenue avec le Président Blaise Campaoré et des membres du Gouvernement dirigé par le Premier Ministre Luc-Adolphe Tiao, et a passé en revue l’action des agences humanitaires présentes sur place.

« Plusieurs familles ont dû vendre leur bétail afin de pouvoir subvenir aux besoins alimentaires de leurs foyers ou en sont réduites à manger les graines qu’elles devraient planter pour la prochaine saison », a alerté Amos.

La Coordonatrice des secours d’urgence a rencontré certains des Maliens qui ont fui leur pays et vivent désormais dans un camp à Mentao. Elle y a constaté le nombre limité d’installations en eau et des problèmes d’assainissement, la qualité et le type de nourriture ou encore le besoin d’ouvrir des écoles pour les jeunes. Valerie Amos s'est dite « heureuse de voir que les membres des communautés locales qui partagent le peu qu’ils possèdent soient également aidés .»

Elle a aussi salué les initiatives prises par le gouvernement burkinabé – initiatives qui comprennent l’amélioration de la conservation des ressources hydriques, l’optimisation des systèmes d’irrigation et de la fertilisation de sols et la sélection de semences de meilleure qualité pour augmenter le rendement agricole, ainsi que la gestion du cheptel.

Valerie Amos an apprécié l’accent est mis sur la réduction du fossé entre les efforts de secours immédiats et les initiatives de développement à plus long terme, qui exigent des ressources.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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14/12/2017
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