Congo-Brazzaville : la mortalité maternelle réduite de moitié en cinq ans

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En République du Congo, le taux de mortalité maternelle est passé de 781 décès pour 100 000 naissances, soit l’un des plus élevés d’Afrique, à 400 en cinq ans, selon le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

A ce rythme, le Congo-Brazzaville pourrait devenir l’un des rares pays à atteindre le cinquième Objectif du millénaire pour le développement relatif à la mortalité maternelle.

Cette amélioration de la santé maternelle s'explique par un engagement fort du gouvernement et par le développement de politiques adaptées au contexte national, ainsi que la réalisation d'investissements ciblés.

Contrairement à la plupart de leurs sœurs africaines, 85% des femmes congolaises accouchent dans des centres de santé. Le problème de la mortalité maternelle au Congo ne se situe donc pas dans l'accès aux structures de santé, mais dans leur amélioration, d'autant plus que le pays est fortement urbanisé.

Le gouvernement, avec l'aide des agences des Nations Unies sur le terrain, à savoir l'UNICEF, le FNUAP et l'OMS, a donc décidé d'investir dans le renforcement des structures, des capacités du personnel ainsi que dans une meilleure organisation administrative. Ainsi, une garde de nuit systématique a été instaurée dans les établissements les plus importants, ce qui a eu un impact immédiat sur le taux de mortalité maternelle. De même, un observatoire national des décès maternels a été créé. Il permet d’effectuer un meilleur suivi de la question.

(Interview : David Lawson, Représentant résident du FNUAP en République du Congo ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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18/10/2017
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