Côte d'Ivoire : défendre les victimes de la crise postélectorale

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En Côte d'Ivoire, les victimes de la crise postélectorale doivent s'adresser à la justice, la saisir pour obtenir réparation a déclaré à ONUCI-FM, Maître Doumbia Yacouba. Le Président du Mouvement ivoirien des droits de l’homme qui fait le point sur les procédures judiciaires en cours.

Maître Doumbia Yacouba est avocat au barreau d’Abidjan, Président du Mouvement ivoirien des droits humains. Pour lui, son organisation sera toujours du côté de ceux qui sont opprimés pour leur opinion. Puisque la liberté d’opinion est, à la limite, un droit constitutionnel. C’est comme la liberté d’aller et de venir. « On ne peut pas vous priver de cette liberté si vous n’avez pas commis une infraction. Il en est de même pour la liberté d’opinion, la liberté religieuse, la liberté de produire des œuvres intellectuelles. Chaque fois que ces libertés seront menacées dans l’Etat, alors nous serons du côté des victimes. » a-t-il indiqué.

Il a ajouté que « Si nous sommes saisis, alors nous mettrons en place un collège d’avocats pour aller défendre ces personnes. Nous estimons que chacun est libre de donner son opinion par rapport à la gestion des affaires publiques. De telle sorte que si une personne se trouve devant les juridictions parce qu’elle a émis son point de vue nous puissions le défendre parce que ce sont des atteintes aux droits de l’Homme. »

(Extrait sonore : Maître Doumbia Yacouba, Président du Mouvement ivoirien des droits de l’homme; propos recueillis par Ben Diakité d'ONUCI-FM)

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15/12/2017
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