Ban Ki-moon : les Nations Unies s'engagent à aider les pays déchirés par la guerre à instaurer et maintenir la paix

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Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU

Les Nations Unies sont déterminées à faire tout leur possible pour aider les sociétés déchirées par la guerre à ne pas sombrer de nouveau dans les conflits, a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à Washington, ajoutant que même s’il y a eu des reculs, la consolidation de la paix demeure un élément crucial des efforts de l’organisation mondiale.

Dans un discours prononcé devant le Centre d'études stratégiques et internationales, Ban Ki-moon a souligné le travail des seize opérations de maintien de la paix de l’ONU et des quinze missions politiques dans le domaine de la consolidation de la paix – un des principaux mandats de l’Organisation.

Ban Ki-moon a attiré l’attention sur les outils à la disposition de l’ONU, à savoir la Commission de consolidation de la paix, le Fonds pour la consolidation de la paix et son bureau d’appui, créés pour fournir un soutien politique aux pays sortant d'un conflit et apporter un financement rapide aux efforts en faveur de la paix.

Ban Ki-moon a souligné que la paix peut sauver des vies, protéger les droits de l’homme et promouvoir la primauté du droit, ajoutant qu’elle permet aussi d’économiser de l’argent, avec des coûts qui ne représentent qu'une fraction infime des dépenses militaires et des dommages économiques causés par les conflits.

“Il est donc tout naturel que la consolidation de la paix ait une plus grande visibilité parmi les activités de l’Organisation des Nations en faveur de la paix”, a-t-il dit.

Le chef de l’ONU a noté que, bien que le nombre de conflits violents a diminué de façon significative au cours des deux dernières décennies, un milliard et demi de personnes vivent encore dans des pays fragiles ou touchés par un conflit.

Au cours des vingt dernières années, dans de trop nombreux pays qui pensaient avoir mis fin à un conflit violent, la crise a éclaté de nouveau, a déclaré le Secrétaire général, ajoutant que leurs institutions politiques n'avaient pas été assez efficaces pour résoudre les différends de façon pacifique.

Il a déclaré que l’expérience de l’ONU a apporté de nombreux enseignements, y compris qu’il n’ya pas de séquençage fixe entre la diplomatie, le maintien de la paix, la consolidation de la paix et que c’est une tâche qui incombe à de nombreux acteurs.

“L’inclusion des femmes dans les processus de paix et la planification post-conflit est un élément fondamental de leur légitimité, ” a ajouté le Secrétaire général. Il a déclaré que l’ONU est la seule organisation qui peut rassembler tous les éléments nécessaires à la consolidation de la paix, en particulier ceux qui ont trait au politique, à la sécurité, aux droits de l’homme, à l'humanitaire, à la primauté du droit et au développement.

Dans le même temps, il a noté que la paix est un processus. “Nous apprenons par la pratique. Elle est rarement linéaire. Elle nécessite une grande flexibilité, et des approches adaptées à une situation donnée », a-t-il dit. “La violence en nous, et au sein de nos sociétés, et entre les pays, ne va pas disparaître de sitôt. Mais nous sommes fermement engagés à la contrer à chaque étape, avec tous les outils. Nous sommes déterminés à faire tout notre possible pour saisir l’instant d’après-conflit, et aider les sociétés à se renforcer et emprunter les chemins de la prospérité.”

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

LE DERNIER JOURNAL
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23/10/2017
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