Syrie : un général norvégien nommé à la tête de la Mission d'observateurs de l'ONU

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Le Secrétaire général Ban Ki-moon (à droite) et le général norvégien Robert Mood. (Photo ONU/Devra Berkowitz)

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a annoncé jeudi 26 avril, la nomination du général Robert Mood, de Norvège, comme chef de la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS).

Avant sa nomination, le général Mood était l’Inspecteur général chargé des questions des anciens combattants au sein des forces armées norvégiennes. Il occupait ce poste depuis 2011. Auparavant, le général a été de 2009 à 2011, le chef de l’Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve. Cet organisme est chargé de l’observation et du maintien du cessez-le-feu et des accords généraux d’armistice conclus entre Israël, l’Egypte, le Liban et la Syrie à la suite de la guerre israélo-arabe de 1948. De 2005 à 2009, le général Mood était chef d’état-major de l’armée de terre norvégienne.

De 1989 à 1990, le général Mood, qui est né en 1958, a servi dans le bataillon norvégien au sein de la FINUL, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban.

Samedi 21 avril, le Conseil de sécurité a autorisé l’établissement de la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS). Cette Mission devra être composée de 300 observateurs militaires non armés et déployés pendant une période initiale de 90 jours en Syrie, pour surveiller la cessation de la violence et la mise en œuvre du plan en six points de l’Envoyé spécial des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes, Kofi Annan.

Avant le déploiement de cette Mission, une équipe avancée de 30 observateurs militaires non armés avait été autorisée à être déployée pour faire la liaison avec les parties et commencer à surveiller la mise en œuvre d’une cessation de la violence armée.

Ban Ki-moon, s’est dit jeudi 26 avril, très alarmé par la poursuite de la violence et des tueries en Syrie. Il s'agit notamment des bombardements et des explosions dans plusieurs zones résidentielles et des affrontements armés, alors qu’une cessation des hostilités est en principe en vigueur depuis le 12 avril.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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12/12/2017
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