Syrie : la situation « continue d'être inacceptable », selon Annan

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La situation en Syrie « continue d'être inacceptable », c'est ce qu'a déclaré l'Envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, par vidéoconférence, au Conseil de sécurité ce mardi. Une déclaration rapportée aux journalistes par la Présidente du Conseil de sécurité et Représentante permanente des Etats-Unis auprès des Nations Unies, Susan Rice.

A l'issue de consultations sur la Syrie, la diplomate américaine a indiqué que Kofi Annan s'inquiétait des informations selon lesquelles les hostilités reprenaient dès que les observateurs quittaient les localités, comme à Homs et à Hama.

Pour l'Envoyé spécial conjoint, si ces faits sont avérés exacts, ils sont « inacceptables et répréhensibles », les seules promesses qui comptent étant « celles qui sont respectées ».

Lors de son exposé devant les quinze, le patron des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, a précisé que onze observateurs sont actuellement déployés sur le terrain dont deux à Homs et deux à Hama. Le Chef des observateurs militaires devrait arriver en fin de semaine, trente observateurs seront déployés d'ici la fin du mois et 100 autres arriveront dans le courant du mois de mai.

Le Chef des casques bleus a également informé qu'un observateur avait été recusé par le gouvernement syrien en raison de sa nationalité, et que le gouvernement avait précisé qu'il ne permettrait aucun observateur en provenance des pays membres des « Amis de la Syrie démocratique », ce qui, selon Hervé Ladsous, est « tout à fait inacceptable d'un point de vue onusien ».

En réponse à une question d'un journaliste, Susan Rice a expliqué que le Conseil allait de l'avant avec le déploiement des observateurs dans le cadre des opérations de la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS), malgré la situation « inacceptable » parce que leur présence semblait atténuer les violences et qu'elle permettait d'avoir une meilleure idée de ce qui se passe sur le terrain.

La Présidente de Conseil a rajouté que pour empêcher la reprise des violences suite au départ des observateurs, la MISNUS avait décidé de laisser quelques observateurs sur place. Cependant, leurs effectifs étant trop peu nombreux, il est impossible, pour le moment, d'appliquer cette politique dans toutes les localités.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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19/10/2017
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