RDC: la rumeur d'une défection des militaires de l'ex-rébellion du CNDP crée la panique à Rutshuru

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Patrouille des FARDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Les activités économiques et sociales ont timidement repris, ce mardi 3 avril, dans les grandes agglomérations du territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, après une panique générale qui s'était emparée des habitants le lundi 2 avril. Ces derniers redoutent une dissidence au sein du 804è régiment des Forces armées de la République démocratique du Congo (RDC). Certaines sources militaires confirment même des défections de certains militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) pour des raisons jusque là non élucidées.

Selon des sources locales, tout a commencé dans la nuit de dimanche 1er à lundi 2 avril lorsque des militaires de l'ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ont quitté leur position à Rubare, à 12 km au Sud du chef lieu du territoire de Rutshuru pour se diriger au Sud vers la localité de Katale.

Dans la matinée de lundi, d'autres militaires des FARDC avaient laissé l'Etat-major du 804è régiment, à Nyongera près de Kiwanja entre les mains des militaires ex-CNDP. Ces mouvements militaires ont créé la panique au sein de la population. Pour certaines sources proches des FARDC à Rutshuru, les militaires ex-CNDP du 804è régiment auraient répondu à un mot d'ordre venu de Masisi où des militaires proches du général Bosco Ntaganda ont aussi déserté leurs positions pour se retirer vers Kitshanga.

Ces mouvements de panique surviennent au moment où des voix s'élèvent de plus en plus dans la communauté internationale pour demander le transfert du général Bosco Ntaganda à la Cour pénale internationale (CPI). Ce dernier est sous le mandat d'arrêt de cette Cour. Dans le verdict qu'ils ont rendu le 14 mars dans le procès de Thomas Lubanga, ex-seigneur de guerre de l'Ituri, les juges de la CPI avaient reconnu la complicité du général Ntaganda dans l'enrôlement des enfants de moins de 15 ans dans les milices.

La cellule de communication Amani Leo se garde encore de tout commentaire, mais on apprend que des hauts responsables militaires sont venus de Kinshasa pour tenter de comprendre et résoudre le problème qui se pose présentement à Rutshuru. Pendant ce temps, les autorités administratives locales à Rutshuru ont lancé un appel au calme.

(Reportage de Bernardin Nyangi de Radio Okapi)

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20/10/2017
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