Premier Forum africain : investir dans la science, la technologie et l'innovation

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Forum africain de la secience de la technologie et des innovations

Le premier Forum africain sur la science, la technologie et l'innovation (STI) a lieu du 1er au 3 avril à Nairobi à l'invitation du gouvernement kenyan. Le Forum s'articule autour d'une réunion d'experts (1er et 2 avril) et d'une conférence ministérielle (3 avril). Il entend attirer l'attention sur la nécessité d'investir dans ce domaine clé afin de favoriser une croissance durable, l'emploi des jeunes et des femmes et le développement sur le continent africain.

Le Forum a pour objectif d'évaluer les progrès réalisés par les pays de la région sur la manière de faciliter le partage d'expériences et de bonnes pratiques afin de mettre en place des politiques favorisant l'innovation. Il s'agit aussi de renforcer la coopération Nord-Sud et Sud-Sud, les partenariats entre les secteurs public et privé et la coopération entre les établissements d'enseignement supérieur.

Cet événement est organisé conjointement par l'UNESCO, la Commission de l'Union africaine, la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (UNECA), l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA) et le ministère kenyan de l'enseignement supérieur, de la science et de la technologie.

Ce Forum qui rassemble de nombreux experts, des scientifiques, des jeunes, des responsables politiques, des universitaires, des représentants d'entreprises privées et de la société civile, aborde des thèmes tels que la nécessité de doter les diplômés de compétences qu'ils pourront faire valoir sur le marché du travail, les manières d'améliorer le manque de financement des centres de recherche africains ou encore le besoin de solutions innovantes pour favoriser l'emploi des jeunes.

La conférence ministérielle sera ouverte le 3 avril par le Président du gouvernement kenyan, Mwai Kibaki; la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova; le Président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka; le Président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping et le Secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, Abdoulie Janneh.

D'après le Rapport de l'UNESCO sur la science 2010, la recherche et développement (R&D) attirent nettement moins d'investissements publics en Afrique sub-saharienne que d'autres secteurs comme l'éducation ou la santé. La part du PIB consacrée à la recherche et développement (R&D) avoisine 0,3% en moyenne sur le continent, soit sept fois moins que ce que les pays industrialisés consacrent à ce secteur.

L'éducation est un autre frein. L'éducation supérieure en Afrique sub-saharienne reste le fait d'une minorité puisque le taux d'inscription était inférieur à 4% en 2008 dans un pays de la région sur quatre. Par ailleurs, la fuite des cerveaux touche de plein fouet le continent : en 2009, le Réseau des académies scientifiques africaines estimait qu'au moins un tiers des scientifiques africains ou diplômés dans le domaine des technologies vivait et travaillait dans les pays développés.

(Interview Agnès Soucat, Directrice du Développement humain à la Banque africaine de dévelopment; propos recueillis par Florence Westergard)

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18/10/2017
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