Mali : vers le retour à l'ordre constitutionnel

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Alors que le Mali est toujours coupé en deux, le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo a annoncé ce week-end le retour à l'ordre constitutionnel. Dimanche 8 avril, le président sortant, Amadou Toumani Touré, a démissionné, laissant la place au Président de l'Assemblée, Dioncounda Traoré pour assurer la transition.

Ce lundi 9 avril, Dioncounda Taoré a, avant son investiture, rencontré le capitaine Sanogo au camp militaire de Kati, le quartier général des putschistes du 22 mars, près de Bamako. Cette rencontre a eu lieu en présence de Djibril Bassolé, le ministre burkinabè des affaires étrangères, artisan de cet accord pour le compte de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

De son côté, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a salué les efforts continus de la CEDEAO pour faciliter le retour à l’ordre constitutionnel au Mali, notamment la signature, le 6 avril, d’un accord entre la junte militaire et l’équipe de médiation de la CEDEAO. « Il appelle la junte à mettre rapidement en œuvre les dispositions de l’accord-cadre qui prévoit un transfert du pouvoir aux autorités constitutionnelles, comme le Conseil de sécurité et l’ensemble de la communauté internationale l’ont demandé à maintes reprises », a dit le porte-parole du Secrétaire général dans une déclaration à la presse publiée samedi soir à New York.

« Le Secrétaire général appelle la junte à assurer la sûreté et la sécurité de tous les officiels maliens, à procéder à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus et à s’abstenir de toute action qui pourrait compromettre la mise en œuvre effective des dispositions de l’accord-cadre », a-t-il ajouté.

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique de l’Ouest, Saïd Djinnit, s’est rendu du 6 au 7 avril dans la capitale malienne Bamako, pour réitérer la position de l’ONU, selon laquelle un retour rapide à l’ordre constitutionnel et le respect de l’unité et l’intégrité territoriales du Mali sont nécessaires. « Sa visite a fait suite aux consultations ces dernièrs jours entre le Secrétaire général Ban Ki-moon et un certain nombre de dirigeants ouest-africains concernant la situation au Mali. Elle était destinée aussi à soutenir sur le terrain les efforts de médiation du Président Compaoré du Burkina Faso au nom de la CEDEAO », a précisé le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest dans un communiqué de presse.

(Extrait sonore : Djibril Bassolé, ministre burkinabè des affaires étrangères; propos recueillis par Jean Noël Kouamé d'ONUCI-FM)

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11/12/2017
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