Insécurité aux Kivu: Joseph Kabila, Didier Etumba et Roger Meece à Goma

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Le président Kabila passe les troupes en revue lors de la célébration des 50 ans de l'indépendance de la RDC-Photo:Radio Okapi

Le Président Kabila est arrivé lundi 9 avril en fin d'après-midi à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Le chef de l'Etat congolais est parti s'enquérir de la situation sécuritaire dans cette région où des défections sont signalées dans les rangs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). C'est la première visite du Chef de l'Etat congolais dans cette région depuis sa réélection à la tête du pays en novembre 2011 pour un mandat de 5 ans.

L'arrivée du Président Kabila a été précédé dans la matinée de lundi à Goma par celle du Chef d'Etat- major général de l'armée, le général Didier Etumba. Il a déclaré à son arrivée que « ceux qui ne veulent pas se soumettre à l'ordre républicain seront traqués par l'armée ». Allusion faite à la défection de certains officiers des FARDC issus de l'ex-rébellion du CNDP au Nord et Sud-Kivu depuis plus d'une semaine.

Le général Etumba a affirmé : « Nous avons une idée très claire. Il y a quelques indisciplinés qu'il faut traquer et ils sont en train d'être traqués, et de la manière la plus radicale. Ce n'est pas nécessairement une question de revendication. Quelqu'un qui est indiscipliné qui ne veut pas se soumettre à la constitution de la République, aux lois de la République, quelqu'un qui ne veut pas respecter les instructions du Président de la République commandant suprême des forces armées, quelqu'un qui refuse d'être républicain ne peut pas servir sous le drapeau. Et dès lors qu'il se manifeste comme tel, lorsqu'il prend les armes, eh bien il est traqué pour être neutralisé et ceux qui ont des problèmes à caractère judiciaire ils auront à en répondre ». Le chef d'Etat-major des FARDC a aussi indiqué qu'il pourrait se rendre au Sud-Kivu.

Les défections au sein des FARDC dans les Kivu ont été enregistrées après les fortes pressions de la communauté internationale qui demande le transfert de Bosco Ntaganda à la Cour pénale internationale (CPI). Ce général des FARDC établi à Goma a été reconnu, par les juges de la CPI, complice des crimes de guerre commis en 2002 en Ituri (Province Orientale) pour avoir enrôlé des enfants dans les milices.

En visite à Goma le même lundi, le Représentant Spécial du Secrétaire général de l'ONU en RDC, Roger Meece, a déclaré que Bosco Ntaganda constituait depuis longtemps une menace pour la sécurité des populations de la région et doit répondre de ses actes devant la CPI.

« Depuis longtemps, nous avons bien parlé des problèmes posés par Bosco Ntaganda. C'est quelqu'un, avec certains qui s'allient à lui, qui pose une menace à la sécurité de la population de la Région depuis assez longtemps. C'est quelqu'un recherché par la CPI. Et nous pensons bien que toute personne recherchée par la CPI doit être traduite sûrement en justice. Comme je viens de le dire, c'est quelque chose d'important, de garder la sécurité, de rester toujours dans la ligne de l'autorité de l'Etat, des institutions, des FARDC et autres…J'encourage donc tout le monde qui pense s'allier avec Bosco ou ceux qui pensent déserter leurs postes de ne pas le faire et de reprendre leurs places comme soldats ou autres au sein des FARDC », a déclaré Roger Meece.

(Extrait sonore : Roger Meece, Représentant Spécial du Secrétaire général de l'ONU en RDC et Chef de la MONUSCO ; propos recueillis par Jules Ngala de Radio Okapi)

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19/10/2017
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