Guinée-Bissau : selon Ban Ki-moon l'instauration d'un gouvernement de transition bafoue l'ordre constitutionnel

Écouter /

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, est extrêmement préoccupé du fait que, malgré les appels de la communauté internationale à un retour immédiat à l'ordre constitutionnel en Guinée-Bissau, les responsables du coup d'état du 12 avril 2012 ne font qu'aggraver la crise politique dans le pays en annonçant leur intention de mettre en place un gouvernement national de transition.

Cette situation est d'autant plus inquiétante qu'elle intervient au moment où le peuple de la Guinée-Bissau devrait se préparer à élire le 29 avril prochain un nouveau Président au cours d'élections démocratiques et multipartites. Le Secrétaire général demeure préoccupé par le maintien en détention du Président par intérim, du Premier ministre et d’autres responsables de la Guinée-Bissau, et renouvelle son appel pour leur libération immédiate.

Le Secrétaire général s’est entretenu avec leurs Excellences Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d'Ivoire, en sa qualité de Président en exercice de la Communauté Économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Jean Ping, Président de la Commission de l'Union africaine, et Paulo Portas, Ministre des affaires étrangères du Portugal, pour renforcer la coopération avec les dirigeants régionaux et les autres acteurs concernés pour trouver une solution rapide et durable à la crise politique en Guinée-Bissau.

Le Secrétaire général salue les initiatives de la CEDEAO, de l’Union africaine et des autres partenaires de la Guinée-Bissau pour faciliter le retour à l'ordre constitutionnel dans le pays, et réitère le soutien continu des Nations Unies à ces efforts, y compris à travers le Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en Guinée-Bissau (BINUGBIS).

Vendredi, le Conseil de sécurité avait fermement condamné le coup d’État perpétré la veille en Guinée-Bissau par des éléments des forces armées et la détention du Président par intérim Raimundo Pereira et du Premier ministre Carlos Gomes Junior.

Les quinze exhortent toutes les parties à faire preuve de retenue maximale, à s'abstenir de toute violence et à rester calme.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
14/12/2017
Loading the player ...