Guinée-Bissau : l'ONU condamne le coup d'État

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Le Conseil de sécurité (UN Photo/JC McIlwaine)

Le Conseil de sécurité condamne fermement le coup d'État perpétré jeudi en Guinée-Bissau par des éléments des forces armées. Les quinze dénoncent fermement cette incursion de l’armée dans la politique. Ils appellent ces éléments à assurer la sécurité du Président par intérim Raimundo Pereira et du Premier ministre Carlos Gomes Junior et de tous les hauts fonctionnaires détenus et exigent leur libération immédiate.

Les quinze exhortent toutes les parties à faire preuve de retenue maximale, à s’abstenir de toute violence et à rester calme. Les membres du Conseil notent avec un profond regret que ces événements se produisent juste avant le lancement de la campagne pour le second tour de l’élection présidentielle prévu le 29 avril.

De son côté, le Secrétariat des Nations Unies et l’équipe de l'ONU sur le terrain ont aussi dénoncé le coup d'État. Le deuxième tour de l’élection présidentielle devait opposer le Premier ministre Carlos Gomes Junior et l’ancien Président Kumba Yala, mais celui-ci refuse de participer à ce scrutin, dénonçant des fraudes. L'élection anticipée est organisée à la suite du décès du Président Malam Bacai Sanha en janvier.

Début avril, dans une déclaration à la presse, le Conseil de sécurité avait exhorté les partis politiques en Guinée-Bissau à dialoguer avant le second tour des élections afin de garantir une issue pacifique au processus électoral et maintenir l’unité et la stabilité du pays.

Lors d’un exposé devant le Conseil de sécurité fin mars, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Guinée-Bissau, Joseph Mutaboba, avait noté que le Président Sanha était une force modératrice ayant une influence considérable sur les différents acteurs dans le pays et que l’élection présidentielle serait cruciale pour restaurer l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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20/10/2017
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