Droits de l'homme : halte aux restrictions imposées aux ONG

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Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme

A Genève, la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, se dit ce 25 avril très préoccupée par la tendance actuelle dans plusieurs pays de restreindre la liberté des organisations non-gouvernementales ainsi que celle des acteurs de la société civile. Leurs droits d'exercer leurs activités librement et en toute indépendance sont de plus en plus bafoués, souligne Navi Pillay.

 La préoccupation de la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme s'explique par des lois qui sont appliquées ou en préparation dans plusieurs pays parmi lesquels le Cambodge, l'Algérie, l'Éthiopie et le Belarus.

Concernant le Cambodge, Navi Pillay constate qu'un projet de loi permettra au pouvoir exécutif d'interdire certaines ONG de fonctionner si leurs activités sont considérées comme nuisibles à l'unité nationale, à la culture ainsi qu'aux coutumes et traditions de la société nationale cambodgienne.

En Algérie, une nouvelle loi stipule que l'objectif des activités des associations ne doit pas s'opposer aux valeurs nationales. Les associations qui ne respecteraient pas cette disposition légale seront suspendues ou carrément dissoutes.

Pendant ce temps, en Éthiopie, plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont été forcée de fermer à cause d'une loi de 2009 qui leur interdit de recevoir plus de 10% de leur financement à partir de l'extérieur du pays.

Il en est de même au Belarus où une disposition légale interdit aux ONG de recevoir de l'argent ou des dons en provenance de l'étranger.

Pour Navi Pillay, il n'y a pas de progrès à long terme lorsque les États cherchent à museler la société civile.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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18/10/2017
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