Syrie : Ban Ki-moon et Kofi Annan souhaitent relancer le dialogue

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Kofi Annan, l'émissaire spécial des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la crise en Syrie

Kofi Annan, l'émissaire spécial des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la crise en Syrie a rencontré Ban Ki-moon mercredi à New York et s'est entretenu brièvement avec la presse.

L’ex-Secrétaire général de l’ONU, qui réside près de Genève depuis la fin de son mandat en décembre 2006, a été désigné la semaine dernière, envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe, pour la Syrie.

À New York, Kofi Annan aura des consultations avec les États membres sur la crise en Syrie. Il devra s'entretenir avec Bashar Al-Assad, l'Ambassadeur de la Syrie aux Nations Unies, avant de se rendre au Caire pour rencontrer le Secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi.

Devant la presse à l'ONU, le diplomate ghanéen a lancé un appel à la coopération de toutes les parties en vue de mettre fin à la violence et de promouvoir une solution pacifique à la crise.

Kofi Annan à la conviction qu'il peut réussir sa mission, même si elle s'avère difficile et délicate.

Mettre fin à la violence et aux massacres, pour faciliter l’accès de l'aide humanitaire et veiller à ce que les plus vulnérables soient pris en charge, bref résoudre la crise par la voix du dialogue, tel est son crédo, même si pour certains d'autres recours sont préférables. Car au-delà du goût pour le dialogue, Kofi Annan veut éviter davantage de bain de sang et d'intenables souffrances à une population syrienne violemment prise pour cible dans les combats.

Un discours susceptible de rassurer le régime Al-Assad et d’ ouvrir ne serait-ce qu'une parenthèse d'apaisement, en attendant son arrivée proche dans la région et une visite qu'il espère bien proche dans la capitale syrienne.

Aussi a-t-il l'intention d'être l'interlocuteur de toutes les parties et sans ambigüité il définit les règles du jeu et pose d’ores et déjà les conditions d'une médiation réussie. Cellle-ci ne pourra se faire qu'à travers un seul processus de médiation et un seul médiateur; lui-même. Car une diplomatie dans l'union résonnera davantage qu'une diplomatie divisée, à plusieurs mains et plusieurs voix.

(Mise en perspective de Maha Fayek)

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17/10/2017
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