Myanmar: un Expert de l'ONU salue les réformes en cours mais demande plus de vigilance

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Tomás Ojea Quintana, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits humains au Myanmar (Photo ONU)

Les prochaines législatives partielles d'avril au Myanmar constituent un test clé pour savoir si le gouvernement a effectivement avancé dans sa réforme politique. Dans son rapport au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Myanmar estime que « la récente vague de réformes a eu un impact positif sur la situation des droits de l'homme » dans ce pays. Selon Tomás Quintana, les défis et préoccupations restants liés aux droits de l'homme doivent être traités en ce moment crucial de l'histoire du Myanmar. Le Rapporteur spécial rappelle à cet égard que des mesures de justice et de reddition de comptes, ainsi que des mesures visant à garantir l'accès à la vérité doivent être prises.

La Rapporteur spécial redoute en effet un risque de marche arrière quant aux progrès réalisés à ce jour. A cet égard, Tomás Quintana souligne qu'en dépit de la levée des restrictions sur l'Internet ou le retour des journalistes en exil, il existe toujours des restrictions sur les médias et la liberté d'expression et d'opinion.

Il exhorte par ailleurs la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques, non sans appeler à une enquête approfondie pour déterminer le nombre précis de prisonniers politiques encore en détention au Myanmar.

Au titre de pays concerné, la délégation du Myanmar regrette l'absence d'allusion aux sanctions économiques qui pèsent sur son pays. Naypidaw appelle à la levée de ces sanctions qui « faciliterait les investissements étrangers, la création de millions d'emploi et la pleine jouissance des droits de l'homme pour tous ».

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève)

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18/10/2017
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