La CPI délivre un mandat d’arrêt à l’encontre d’un Ministre soudanais

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La Cour pénale internationale

La Cour pénale internationale (CPI) a délivré ce jeudi un mandat d’arrêt à l’encontre du Ministre soudanais de la défense nationale, Abdel Raheem Muhammad Hussein. Il est accusé de 41 chefs de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre au Darfour, au Soudan.

Selon un communiqué de la CPI, “il existe des motifs raisonnables de croire que la responsabilité pénale d’Abdel Raheem Muhammad Hussein est engagée pour 20 chefs de crimes contre l’humanité  : persécution, meurtre, transfert forcé, viol, actes inhumains, emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté et torture”;  ainsi que pour 21 chefs de crimes de guerre: ” meurtre, attaques contre la population civile, destruction de biens, viols, pillages et atteintes à la dignité de la personne”.

Ces crimes auraient été commis par les forces armées soudanaises et les miliciens/Janjaouid, dans le cadre d’une campagne anti-insurrectionnelle menée contre des groupes s’opposant au Gouvernement, dont le Mouvement de libération du Soudan (A/MLS) et le Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE)].

Le plan de la campagne aurait été élaboré au plus haut niveau du Gouvernement soudanais. Abdel Raheem Muhammad Hussein y aurait apporté une contribution essentielle lors de l’exercice de ses fonctions de l'époque en tant que Ministre de l’intérieur et de Représentant spécial du Président au Darfour et en tant que membre influent du Gouvernement de la République du Soudan.

Mise en perspective de Cristina Silveiro

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23/10/2017
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