Journée météorologique mondiale : le climat facteur incontournable pour le développement

Écouter /

A l'occasion de la Journée météorologique mondiale, célébrée le 23 mars, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié les résultats préliminaires d'une évaluation du climat mondial pour la période 2001-2010, qui confirme non seulement le réchauffement de la planète mais aussi l'accélération du changement climatique.

Selon l'évaluation de l'OMM, l'année 2011 est remarquable d'un point de vue climatologique. Elle a été la onzième année la plus chaude jamais enregistrée depuis 1850, dates des premiers relevés ; et la plus chaude jamais observée lors d'un phénomène La Niña, censé être un cycle de refroidissement. Aussi, l'évaluation fait état d'un « recul spectaculaire et constant de la banquise de l'Arctique », la région la plus affectée par les changements climatiques. De plus, si l'on considère les moyennes à l'échelle du globe, les précipitations en 2011 se classent au deuxième rang des précipitations les plus abondantes enregistrées depuis 1901 ; et les inondations seraient le phénomène extrême le plus fréquent.

Autant de signaux qui amènent l'OMM à placer la Journée météorologique mondiale sous le thème « Le temps, le climat et l'eau, moteurs de notre avenir », lui permettant de souligner l'importance des services météorologiques et hydrologiques et leur rôle au quotidien. Au-delà des simples prévisions météorologiques locales à court terme, qui permettent de savoir s'il faut sortir les bottes de pluie, au niveau climatique, ils « revêtent une importance cruciale pour la sécurité alimentaire, la prévention des catastrophes, la gestion de l'eau, l'approvisionnement énergétique et la santé ».

Des avancées importantes ont été faites au niveau des connaissances dans les domaines du temps, du climat et de l'eau ces dernières années. Encore faut-il, selon l'OMM, consolider la base de connaissances communes et faire en sorte que l'information soit accessible à tous les niveaux de la société et de l'économie, des hauts responsables politiques aux collectivités locales.

Enfin, « les investissements dans les services météorologiques et hydrologiques nationaux sont plus que jamais nécessaires pour être en mesure de relever les défis que ne manquera pas de poser l'évolution rapide du climat », souligne l'OMM.

(Interview : Christian Blondin, Chef de cabinet et Directeur des relations extérieures de l'OMM ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Classé sous Environnement, Reportages.
LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
11/12/2017
Loading the player ...