Femmes rurales : l'autonomisation passe par l'indépendance économique et les droits

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femmes travaillant dans les champs au Burkina Faso

La 56ème réunion de la Commission de la condition de la femme qui entame son quatrième jour de travaux au Siège de l'ONU à New York, a pour thématique principale la femme rurale, avec un accent sur son autonomisation, sur la réduction de la pauvreté et sur le développement rural.

Cette thématique tient à cœur à Nestorine Sangaré, Ministre pour la promotion de la femme du Burkina Faso, qui est venue au nom de son pays en quête de bonnes pratiques et de plaidoyer en leur faveur.

Issue elle-même du milieu rural, cette Burkinabè engagée soutient que depuis cinquante ans la condition de la femme rurale a connu des progrès mitigés, voire décevants. La Ministre estime que l'apport économique des femmes rurales est de plus en plus reconnu, mais celles-ci ne tirent toujours pas profit de leur contribution.

Pour Nestorine Sangaré il est clair que par rapport à l'autonomisation des femmes rurales, « sans indépendance économique il n'y a pas émancipation au niveau des droits ».

Elle donne comme exemple à l'appui les femmes burkinabè, qui contribuent à plus de 65% de la production agricole sans pour autant avoir le droit de pouvoir de décision par rapport à sa gestion. La Ministre constate que cela entraine un état de dépendance et de subordination qui expose les femmes aux abus. Car, faute de réglementation sur le droit de gestion des biens familiaux, dans le contexte des sociétés patriarcales, ce sont toujours les hommes qui contrôlent leur gestion.

(Extrait sonore : Nestorine Sangaré, Ministre de la promotion de la femme du Burkina Faso ; propos recueillis par Cristina Silveiro.)

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16/10/2017
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