Disparitions forcées : lutter davantage contre l'impunité au Mexique

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Au Mexique, le Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires a dénoncé jeudi la poursuite de la pratique des disparitions forcées dans le pays et a appelé les autorités à faire davantage contre ce fléau.

Les disparitions, qui sont souvent attribuées au crime organisé, continuent d'effriter la sécurité publique en territoire mexicain. Dans son rapport, qui contient une trentaine de recommandations, le Groupe d'experts indépendants de l'ONU note qu'« il existe une tradition d'impunité qui se manifeste par l'absence d'enquêtes efficaces dans les cas de disparitions ».

Le rapport établit par ailleurs que certains groupes, tels que les migrants, les femmes, les défenseurs des droits de l'homme et les journalistes, sont particulièrement vulnérables à la menace de disparitions forcées.

« Le Mexique fait face à une situation sécuritaire compliquée à cause de la recrudescence de la violence […] et le gouvernement a l'obligation de combattre la criminalité », ont rappelé les experts, non sans souligner que « le problème ne peut pas être combattu au détriment des droits de l'homme » et que « les opérations militaires dans le contexte de sécurité publique doivent être strictement limitées et sous supervision d'autorités civiles ».

(Mise en perspective : Frédéric Choinière)

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19/10/2017
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