Côte d'Ivoire : l'enquête de la CPI indique de possibles charniers à Douékoué

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Pascal Turlan, conseiller au bureau du Procureur de la Cour pénale internationale

Au lendemain d'une mission d'enquêteurs de la Cour pénale internationale à Douékoué, à l'Ouest de la Côte d'Ivoire, la population s'interroge sur notamment l'exhumation des corps dans d'éventuels charniers. Les enquêteurs de la Cour pénale internationale (CPI) sont à la tâche à Duékoué, théâtre de violences massives pendant la crise postélectorale dans ce pays. En acceptant de se rendre à Duékoué, la CPI a élargi également ses investigations. Elle remonte ainsi le cours de l'histoire jusqu'aux événements de 2002. C'est la suite logique des engagements pris par les responsables du tribunal international. En même temps qu'ils affichent leur volonté de n'épargner personne, ils confirment qu'ils sont ouverts aux critiques et les prennent effectivement en compte.

Toutefois, à ce stade de l'enquête, en dépit des thèses et antithèses qui n'en finissent pas, l'on ne peut accuser qui que ce soit. Il faut plutôt prendre son mal en patience et aider la CPI dans sa quête de vérité pour une justice égale pour tous. Jusque-là, les partisans de l'ancien Président Laurent Gabgbo, et d'Alassane Dramane Ouattara au pouvoir, se jettent la pierre. Chacun accuse l'autre camp d'être responsable de massacres à Douékoué. En particulier, les forces loyales au Président Ouattara sont accusées par de nombreuses organisations de défense des droits de l'Homme, d'avoir commis plusieurs massacres dans l'Ouest ivoirien pendant la crise postélectorale.

(Extrait sonore : Pascal Turlan, conseiller au bureau du Procureur de la Cour pénale internationale ; propos recueillis par nos confrères d'ONUCI FM)

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20/10/2017
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