UNESCO : les 40 ans de la Convention du patrimoine mondial

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L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a célébré cette semaine le 40ème anniversaire de la Convention du patrimoine mondial, l’un des programmes les plus réussis de l’UNESCO et l’un des outils les plus puissants pour la préservation du patrimoine.

Une cérémonie a eu lieu au siège de l’UNESCO lundi à Paris en présence de la Directrice générale de l’agence onusienne, Irina Bokova, et de l’Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO, le musicien de jazz Herbie Hancock.

« Ce n’est ni un concours de beauté, ni une course entre pays pour le plus grand nombre de sites. Le bref moment de gloire lors de l’inscription d’un site ne vaut rien sans l’engagement à long terme des Etats, des autorités et des communautés locales pour le préserver », a dit Mme Bokova lors de la cérémonie.

« Les sites du Patrimoine mondial sont particulièrement importants pour garder une trace du passé qui serait certainement perdue. Connaître notre histoire, d’où nous venons, ce que nos ancêtres ont accompli, a un impact direct sur le psyché d’un pays et pour construire l’estime de soi pour un peuple », a dit pour sa part Herbie Hancock.

Presque universellement adoptée, avec 188 pays signataires, la Convention du Patrimoine mondial est unique en ce sens qu’elle combine la protection du patrimoine culturel et naturel dans un seul instrument. Depuis son adoption par la Conférence générale de l’UNESCO de 1972, la Liste du patrimoine mondial n’a cessé de croître pour atteindre 936 sites inscrits pour leur valeur universelle exceptionnelle dans 153 pays du monde.

Selon l’UNESCO, malgré l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial d’un nombre croissant de sites des régions moins développées du monde et les progrès réalisés dans le renforcement des politiques et pratiques de la Convention, il reste beaucoup à faire pour assurer une pleine représentation de la diversité naturelle et culturelle exceptionnelle du monde sur la Liste.

Le défi le plus important que la Convention devra relever dans les prochaines années est lié aux phénomènes globaux tels que l’explosion démographique, la diminution des ressources financières et le changement climatique. Ils sont responsables d’une large gamme de facteurs environnementaux et socio-économiques qui constituent une menace sérieuse pour les propriétés du patrimoine mondial.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

Classé sous Culture et éducation, L'info.
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18/10/2017
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