Droits de l'homme : l'ONU engage l'Espagne à enquêter sur son passé

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« En vertu du droit international, l'Espagne est tenue d'enquêter sur les graves violations des droits humains, y compris ceux commis durant le régime de Franco, d'en poursuivre les responsables et de les punir ». C'est ce qu'a déclaré ce vendredi, à Genève, devant les journalistes, Rupert Colville, le porte-parole de Navi Pillay, la Haut Commissaire des Nations Unies des droits de l'homme.

Une déclaration faite au lendemain de la suspension du juge Baltasar Garzon par les tribunaux espagnols pour avoir ouvert une instruction sur le sort de plus de 100.000 personnes portées disparues pendant la guerre civile et le régime de Franco en Espagne.

Lors d'un point de presse, Rupert Colville a explicité que d'après les recommandations de 2009 du Comité des droits de l'homme, auquel l'Espagne adhère, la loi d'amnistie votée par le parlement espagnol en 1977 est contraire au droit international ; et que ces même recommandations préconisent que l'Espagne prenne les dispositions juridiques nécessaires afin de garantir la non-application des statuts de limitation aux crimes contre l'humanité, par ses tribunaux nationaux.

« Les juges ne devraient pas être passibles de poursuites en justice pour avoir fait leur travail », a rajouté Rupert Colville, soulignant que son bureau était préoccupé de la situation du juge Garzon.

L'Espagne doit aussi respecter le droit à réparation des victimes et de leurs familles.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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23/10/2017
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