ONU : le concert d'Angélique Kidjo contre les mutilations féminines génitales

Écouter /

La chanteuse beninoise Angelique Kidjo

Décès, hémorragies, états de choc, infections, douleurs aiguës, absence de cicatrisation, kystes, abcès sont autant de conséquences dramatiques des mutilations génitales féminines. Une liste douloureuse à laquelle il faut aussi ajouter les risque de VIH/SIDA, d'hépatite B et d’autres maladies transmises par le sang; les infections des voies génitales, les dysménorrhées, la rétention et l'incontinence urinaire, les infections et les obstructions des voies urinaires; sans oublier les complications lors de l'accouchement.

Malgré les conséquences nocives des mutilations, la pratique s'exporte avec les migrations et chaque année, plus de trois millions de femmes et de filles affrontent le risque des mutilations et d’ablations génitales, alors qu'à travers le monde, de 100 à 140 millions de femmes et de filles les ont déjà subi.

Heureusement, des progrès importants ont étés constatés dans la lutte contre cette pratique à l'instar du Sénégal, un des pays pionniers dans la matière, qui est en passe de devenir le premier État africain à éradiquer l'excision. A l'instar aussi d'une résolution parrainée par l'Union africaine pour interdire cette pratique, résolution dont sera prochainement saisie l'Assemblée générale des Nations Unies. Pour soutenir son adoption, la Mission italienne auprès des Nations Unies organise un concert avec Angélique Kidjo ce mardi au Siège de l'ONU à New York.

Au micro de la Radio des Nations Unies la chanteuse béninoise de renommée mondiale et à l'énergie contagieuse explique son engagement dans cette lutte.

(Interview : Angélique Kidjo, chanteuse béninoise et ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF; propos recueillis par Cristina Silveiro)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
23/10/2017
Loading the player ...